La répression de la marche du C64 à Kinshasa soulève des inquiétudes sur le rôle des milices politiques en RDC

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 37 lectures
La répression de la marche du C64 à Kinshasa soulève des inquiétudes sur le rôle des milices politiques en RDC

La mobilisation organisée le 15 septembre 2026 à Kinshasa par le collectif C64, opposé à toute révision constitutionnelle, a été brutalement interrompue par des violences. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a officiellement documenté des atteintes aux libertés fondamentales lors de cette journée, marquant une nouvelle crispation dans le climat politique congolais.

Le rapport de la CNDH sur les violences

La Commission nationale des droits de l’homme a confirmé que la manifestation, qui visait à exprimer un refus catégorique de modifier la Loi fondamentale, a été la cible d'une répression systématique. Selon les observations de l'institution, le dispositif de sécurité mis en place a conduit à une dispersion forcée des participants avant même que le cortège n'atteigne sa destination finale. Ce constat officiel souligne la fragilité du droit de manifester dans un contexte de forte polarisation autour des institutions.

L'implication des Forces du progrès

Au cœur des critiques formulées par les organisations de la société civile et les partis d'opposition figure le rôle des « Forces du progrès ». Ce groupe, identifié comme étant lié à l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti au pouvoir, est directement mis en cause dans les exactions commises contre les manifestants. Cette présence d'acteurs non étatiques, agissant en marge des forces de l'ordre traditionnelles lors d'événements politiques, soulève des questions majeures sur la sécurité publique et la responsabilité des formations politiques dans le maintien de l'ordre.

Un enjeu de libertés publiques

La répression de la marche du C64 illustre les tensions croissantes liées au débat sur le changement de Constitution en République démocratique du Congo. Au-delà de l'incident du 15 septembre, c'est la capacité de l'État à garantir l'exercice des libertés publiques qui est scrutée. La mise en cause d'un groupe affilié au parti présidentiel dans ces violences fragilise le dialogue démocratique et pose un défi aux autorités quant à la nécessité de réguler les interventions des groupes partisans dans l'espace public.

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