Le stade de Sekondi a officiellement repris du service le 13 octobre dernier, accueillant une rencontre internationale de football féminin après sept années d'inactivité. Si cette réouverture marque une étape symbolique pour les infrastructures sportives locales, elle met également en lumière des lacunes structurelles persistantes qui limitent la portée de cet investissement.
Une remise en état partielle des installations
Les travaux de rénovation se sont concentrés sur les éléments les plus dégradés de l'enceinte. La toiture, autrefois marquée par des structures affaiblies et corrodées, a été entièrement remplacée et protégée par un nouveau revêtement. L'ensemble des sièges des tribunes Est, Ouest et Nord a été renouvelé, tandis que la pelouse, autrefois négligée et infestée, a retrouvé un aspect praticable. Le tableau d'affichage a également été remis en état, offrant une image plus conforme aux standards d'accueil d'une compétition internationale.
Des limites techniques persistantes
Malgré ces efforts, le stade souffre de carences qui restreignent son usage. Les pistes d'athlétisme ne bénéficient pas de la certification internationale nécessaire pour homologuer les performances des athlètes de haut niveau. Par ailleurs, l'infrastructure ne permet pas la pratique de disciplines telles que le basket-ball, le volley-ball ou le tennis. En l'état, le site reste cantonné à des événements locaux ou scolaires, loin de son potentiel initial de pôle sportif polyvalent, alors que l'édifice s'apprête à célébrer son vingtième anniversaire.
L'échec chronique de la maintenance
Le cas des quarante chambres intégrées au stade illustre les difficultés de gestion à long terme. Conçues initialement comme des espaces hôteliers lors de l'inauguration en 2007, ces pièces sont restées inoccupées pendant dix-neuf ans. Aucune initiative n'a été entreprise par l'Autorité nationale des sports (NSA) pour transformer ces espaces en bureaux ou en sources de revenus locatifs. Cette inertie, qui a traversé plusieurs cycles gouvernementaux, souligne une absence de stratégie de maintenance et de valorisation du patrimoine public, laissant ces espaces inutilisés sans perspective de développement futur.