La rentrée scolaire dans les régions anglophones du Cameroun reste marquée par une profonde insécurité

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 31 lectures
La rentrée scolaire dans les régions anglophones du Cameroun reste marquée par une profonde insécurité

La rentrée scolaire du 7 septembre 2026 au Cameroun met en lumière la fracture persistante dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Alors que le reste du pays prépare la reprise des cours, ces zones, en proie à une crise séparatiste depuis une décennie, font face à des menaces directes sur le droit à l'éducation et à une méfiance généralisée des familles.

La menace des villes mortes et des écoles fermées

Dans les localités de Buea et Bamenda, la rentrée est entravée par les appels à des journées « villes fantômes » imposées chaque lundi par des groupes séparatistes. À cette pratique récurrente s'ajoute désormais un mot d'ordre d'« école morte » lancé par des groupuscules locaux. Malgré les assurances des autorités administratives et traditionnelles concernant le déploiement de mesures de sécurité, le climat reste délétère, illustré par des tirs entendus près du centre-ville de Buea le 3 septembre dernier.

Un système éducatif durablement fragilisé

La crise anglophone a provoqué un effondrement structurel de l'offre scolaire dans ces régions. Depuis plusieurs années, le bilan est lourd : de nombreux établissements sont restés fermés, tandis que d'autres ont été désertés par les élèves. Le corps enseignant, lui aussi durement touché, a connu des abandons de postes massifs, créant un vide éducatif que les autorités peinent à combler malgré les tentatives de sécurisation des zones scolaires.

L'exode des élèves vers les zones francophones

Face à l'incertitude sécuritaire, une part croissante de parents a fait le choix de scolariser ses enfants dans les régions francophones du pays. Ce déplacement de population scolaire génère de nouveaux défis logistiques et économiques pour les familles, notamment en termes de coûts de scolarité, d'accès aux manuels et de saturation des établissements d'accueil. Cette situation souligne l'impact profond de la crise sur la mobilité des citoyens et sur l'équité de l'accès à l'éducation sur l'ensemble du territoire camerounais.

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