La rentrée scolaire à Pikine et Guédiawaye reste entravée par les séquelles persistantes des inondations

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 15 lectures
La rentrée scolaire à Pikine et Guédiawaye reste entravée par les séquelles persistantes des inondations

La rentrée scolaire 2026-2027, officiellement lancée le 12 octobre, se heurte à une réalité complexe dans la banlieue dakaroise. Si les opérations de pompage ont permis une amélioration partielle, 42 établissements de Pikine et Guédiawaye demeurent impraticables, posant un défi majeur pour la sécurité sanitaire des élèves.

Un bilan infrastructurel lourd

Sur les 61 établissements initialement impactés par les crues dans les zones de Pikine et Guédiawaye, 42 demeurent, selon les derniers relevés, dans une situation critique. Les dégâts matériels sont considérables : documents administratifs détruits, mobilier scolaire endommagé par l'humidité et infrastructures sanitaires hors d'usage. Dans certains cas, comme à l'école Pikine 20 A, les efforts de pompage sont neutralisés par la remontée constante de la nappe phréatique, rendant la remise en état des salles de classe particulièrement ardue.

La mobilisation citoyenne face à l'urgence

Face à l'ampleur des besoins, une chaîne de solidarité s'est organisée localement. À l'école Pikine 20 B, le corps enseignant, soutenu par les parents d'élèves et les jeunes du quartier, a pris l'initiative de nettoyer les espaces communs. Cette mobilisation, bien que déterminante pour préparer le retour des enfants, se heurte toutefois à un manque de moyens techniques. Les directeurs d'établissements soulignent l'urgence d'une intervention spécialisée des services d'hygiène pour traiter les eaux stagnantes, souvent mêlées aux eaux usées, et prévenir les risques sanitaires liés à la prolifération des moustiques et aux odeurs nauséabondes.

L'arbitrage du ministère de l'Éducation

Le ministre de l'Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a effectué une série de visites sur le terrain, notamment à Nord-Foire, Cambérène et Pikine, pour évaluer l'état des structures. Tout en saluant l'engagement des communautés, le ministre a admis que la reprise des cours ne pouvait être immédiate dans les zones les plus touchées. La priorité est désormais donnée à la sécurité des élèves, impliquant un report temporaire de la rentrée pour les établissements où les conditions d'accueil ne sont pas encore réunies. La désinfection complète des locaux et des canalisations reste, à ce jour, une condition sine qua non avant tout retour en classe.

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