Le panier de la rentrée scolaire 2026 affiche une baisse modérée de 1,85 € par rapport à 2025, s’établissant à 134,17 €. Cette légère détente s’explique par des négociations commerciales antérieures aux tensions géopolitiques récentes, mais certains produits résistent à la tendance.
Un cartable moins cher, mais des fournitures plastiques en hausse
Le prix moyen d’un cartable recule d’un euro par rapport à l’an dernier, tandis que celui d’un paquet de feutres de coloriage chute de 46 centimes et celui d’un trieur de 32 centimes. Ces baisses reflètent une dynamique globale de modération des coûts, dans un contexte où l’inflation reste maîtrisée dans les supermarchés. Cependant, quelques exceptions persistent : la calculatrice (+0,42 €), le stylo plume (+0,31 €) et le classeur souple de marque (+0,20 €) continuent de voir leurs prix augmenter, tirés par la hausse des matières premières plastiques.
Le papier épargné, mais une vigilance maintenue sur les tensions géopolitiques
Les fournitures à base de papier, comme les cahiers de texte, bénéficient d’une stabilité relative cette année, avec une baisse de 15 centimes en moyenne. Cette situation contraste avec 2022, où les prix avaient explosé sous l’effet de la guerre en Ukraine. Les analystes soulignent que les négociations entre distributeurs et fournisseurs avaient été finalisées avant les récentes tensions en Iran, qui menacent désormais de relancer la flambée des prix des matières premières et de l’énergie.
Les marques de distributeurs creusent l’écart avec les marques spécialisées
L’étude révèle un écart significatif entre les produits des marques de distributeurs (MDD) et ceux des marques spécialisées : un panier 100 % MDD coûte 80,54 €, contre 157,01 € pour un panier de marques, soit une différence de 76 €. Selon Vincent Cornu, directeur général d’a3distrib (Nielsen IQ), cette disparité s’explique par des marges réduites, une logistique optimisée et l’absence quasi totale de frais marketing pour les MDD. « Les distributeurs acceptent de réduire leurs marges pour attirer les consommateurs, surtout en période de pouvoir d’achat sous tension », précise-t-il.