Le 22 janvier 1999, une rencontre symbolique à Ziguinchor entre le président Abdou Diouf et l'abbé Augustin Diamacoune Senghor a marqué une étape décisive dans la résolution du conflit en Casamance. Cet échange, survenu après dix-sept années de tensions, a ouvert une brèche diplomatique visant à mettre fin à une « guerre fratricide » ayant profondément affecté la stabilité de la région.
Un dialogue sous haute tension à la gouvernance
La rencontre s'est tenue à 20 heures à la gouvernance de Ziguinchor, en présence de Robert Sagna, alors maire de la ville et ministre. Ce face-à-face, précédé d'une étape présidentielle à Néma, a été immortalisé par le photographe Maïssa Niang. Le climat de l'époque était marqué par une volonté affichée de part et d'autre de sortir de l'impasse armée, le chef de l'État ayant publiquement reconnu la souffrance partagée par l'ensemble de la nation face à ce conflit prolongé.
La quête d'une solution négociée
Lors de cet entretien, les dirigeants du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) ont réitéré leur aspiration à une paix juste et durable. De son côté, le président Abdou Diouf a réaffirmé sa disponibilité totale pour un règlement pacifique du dossier. Cette séquence, largement relayée par la presse nationale de l'époque, a été présentée comme une « promesse de paix », illustrant la reconnaissance mutuelle de la nécessité d'un dialogue politique pour apaiser les revendications indépendantistes.
La continuité des efforts de stabilisation
L'héritage de ces tentatives de médiation se poursuit aujourd'hui à travers de nouvelles dynamiques institutionnelles. En décembre 2025, le président Bassirou Diomaye Faye a reçu à Ziguinchor plusieurs acteurs clés, dont le Groupe de réflexion et d'action pour la paix, la Plateforme des femmes pour la paix et le Collectif des organisations de la société civile. Ces échanges ont permis de souligner les avancées concrètes du « Plan Diomaye pour la Casamance », témoignant de la persistance des efforts de l'État pour consolider la stabilité régionale sur le long terme.