La première édition du Festival de la culture et du tourisme d’Abeïr, dans la région de l’Adrar, a été officiellement lancée sous l’égide des autorités locales. Cet événement marque une étape dans la stratégie nationale visant à promouvoir le tourisme intérieur et à préserver l'héritage historique des cités anciennes du pays.
Une stratégie nationale de valorisation territoriale
L'organisation de ce festival s'inscrit dans une dynamique impulsée par les hautes instances de l'État mauritanien. Selon Elemine Ould Jeddou, conseiller du wali de l'Adrar, cette initiative répond directement aux directives présidentielles axées sur le soutien au tourisme domestique. Le gouvernement, sous la conduite du Premier ministre Mokhtar Ould Djay, cherche à transformer le patrimoine régional en un levier de développement, en mettant l'accent sur la conservation des sites historiques et la promotion des attraits touristiques locaux.
Redécouvrir l'identité historique d'Abeïr
Pour les organisateurs, l'enjeu dépasse le simple cadre festif. Raaboub Mint Sidi, présidente du festival, souligne une volonté de revisiter les modèles culturels, sociaux et économiques qui ont façonné l'identité nationale à travers l'histoire de la cité d'Abeïr. En ancrant l'événement dans la mémoire collective, les autorités locales et les élus, dont le maire de Chinguetti Sid’Ahmed Ould Habott, espèrent offrir aux visiteurs une immersion authentique dans les traditions et le folklore de la région.
Un programme axé sur la transmission des savoirs
Le festival déploie un éventail d'activités conçues pour mettre en lumière la richesse du patrimoine immatériel et matériel. Le public peut ainsi découvrir des chants religieux, des récitals de poésie et des spectacles musicaux, tout en assistant à des jeux traditionnels et à des courses de chameaux. En complément, un village miniature et une exposition d'artisanat traditionnel permettent de valoriser le savoir-faire local. Cette manifestation, qui a réuni des représentants des forces de sécurité, du hakem de Chinguetti et de la Fédération régionale du tourisme, témoigne de la volonté des acteurs locaux de structurer une offre culturelle pérenne dans l'Adrar.