La réforme de la gouvernance à l'université KNUST suscite une vive opposition syndicale

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 23 lectures
La réforme de la gouvernance à l'université KNUST suscite une vive opposition syndicale

La récente décision du conseil d'administration de l'Université des sciences et technologies Kwame Nkrumah (KNUST) de supprimer l'élection des doyens et des vice-recteurs au profit d'un système de nomination marque un tournant autoritaire dans la gestion de l'institution. Cette réforme, intervenue quelques semaines seulement après l'investiture d'une nouvelle direction, fragilise le dialogue social au sein de l'université ghanéenne.

Un transfert de pouvoir contesté

La fin du processus électif, qui permettait historiquement aux universitaires et aux administrateurs de choisir leurs représentants, est perçue comme une centralisation excessive du pouvoir. Les principaux syndicats de l'établissement, notamment l'UTAG, la GAUA et le TEWU-TUC, ont formellement exprimé leur opposition à cette mesure. Pour ces organisations, cette décision ne constitue pas une simple modification de procédure, mais une éviction de la communauté académique des instances de décision qui régissent leur quotidien.

Le risque d'une crise institutionnelle

La mémoire de la crise de 2018, qui avait conduit à la fermeture de l'université et à la dissolution du conseil d'administration, plane sur le campus. En ignorant les revendications des syndicats, la direction actuelle s'expose à une escalade des tensions. Les observateurs soulignent que la légitimité d'une institution repose sur sa capacité à maintenir un équilibre entre l'autorité administrative et la participation démocratique de ses membres, une valeur fondamentale pour une université dédiée à la pensée critique.

L'appel à une gouvernance concertée

Si le conseil d'administration dispose de l'autorité légale pour réformer les statuts, la pertinence de cette décision est vivement remise en question. Les critiques suggèrent que, plutôt que d'abolir la participation des pairs, l'administration aurait dû privilégier le renforcement de la transparence et l'amélioration des mécanismes électoraux existants. La stabilité de la KNUST, récemment retrouvée après des perturbations académiques majeures, dépend désormais de la volonté du conseil d'administration d'engager un dialogue constructif avec les représentants du personnel pour éviter une nouvelle confrontation préjudiciable à la réputation de l'institution.

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