La recrudescence du harcèlement scolaire dans le Mpumalanga interpelle les autorités et les acteurs de la santé mentale

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 15 lectures
La recrudescence du harcèlement scolaire dans le Mpumalanga interpelle les autorités et les acteurs de la santé mentale

La province sud-africaine du Mpumalanga fait face à une multiplication préoccupante des incidents de harcèlement scolaire, portés par la diffusion virale de vidéos d'agressions sur les réseaux sociaux. Cette situation, qui alarme les organisations de santé mentale, met en lumière les conséquences dramatiques de ces violences sur le bien-être psychologique des élèves et leur lien direct avec les risques suicidaires.

L'impact du harcèlement sur la santé mentale des jeunes

Le South African Depression and Anxiety Group (SADAG) tire la sonnette d'alarme face à une dégradation de la situation. Selon Roshni Parbhoo-Seetha, responsable de projet pour l'éducation au sein de l'organisation, le harcèlement ne se limite plus aux enceintes scolaires mais s'étend au domicile, aux cercles amicaux et aux espaces numériques. Cette pression constante génère des sentiments profonds d'anxiété et de détresse chez les jeunes. Le SADAG, qui traite quotidiennement jusqu'à 3 000 appels, rapporte que de nombreux élèves, parents et enseignants sollicitent une aide spécialisée pour faire face à ces crises psychologiques.

Des politiques scolaires jugées insuffisantes

Face à cette montée des violences, les appels à une réponse institutionnelle plus ferme se multiplient. Hendriater Mkhaliphi, assistante sociale au sein de l'organisation Childline dans le Mpumalanga, exhorte les établissements scolaires à instaurer des politiques anti-harcèlement plus rigoureuses. La gestion des signalements est au cœur des critiques : des familles, à l'instar de celle d'un élève de 11e année à la Valencia Combined School de Mbombela, dénoncent une inaction ou une réponse inadaptée de la part des directions d'écoles face aux accusations de harcèlement.

Un enjeu de prévention durant le mois de lutte contre le suicide

La coïncidence entre cette recrudescence des cas et la période dédiée à la prévention du suicide en Afrique du Sud renforce l'urgence d'une prise de conscience collective. Le harcèlement est identifié par les experts comme un facteur aggravant, capable de précipiter des jeunes en état de vulnérabilité vers des pensées suicidaires. La nécessité d'un cadre de protection renforcé, impliquant à la fois les autorités éducatives et les structures de soutien psychologique, apparaît désormais comme une priorité pour endiguer ce phénomène qui fragilise la jeunesse de la province.

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