La recrudescence des AVC au Sénégal impose une vigilance accrue face aux facteurs de risques précoces

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 4 lectures
La recrudescence des AVC au Sénégal impose une vigilance accrue face aux facteurs de risques précoces

Face à une augmentation constante des cas d'accidents vasculaires cérébraux (AVC), les autorités sanitaires sénégalaises et les spécialistes tirent la sonnette d'alarme. Cette pathologie, désormais première cause d'hospitalisation dans les services de neurologie du pays, touche une population de plus en plus jeune, entraînant des conséquences sociales et économiques lourdes pour les familles.

Une prévalence alarmante chez les actifs

Les données cliniques révèlent une situation préoccupante au sein du CHNU de Fann, où l'AVC représente 30 % des admissions à la clinique des neurosciences Ibrahima Pierre Ndiaye. Au-delà des statistiques hospitalières, c'est le profil des victimes qui inquiète : l'AVC frappe désormais des individus en pleine activité professionnelle. Cette réalité plonge de nombreux foyers dans une précarité soudaine, entre arrêt forcé du travail et endettement lié aux coûts des soins.

Le poids des facteurs de risques modifiables

Le rajeunissement des victimes est directement corrélé à l'évolution des modes de vie. Le Dr Serigne Abdou Aziz Fall, neurologue, pointe du doigt la sédentarité, une alimentation déséquilibrée et une apparition plus précoce de pathologies chroniques telles que le diabète et l'hypertension artérielle (HTA). Les chiffres sont éloquents : plus d'un adulte sénégalais sur quatre souffre d'hypertension, une proportion qui grimpe à 50 % chez les 44-59 ans. Ces facteurs, bien que modifiables, constituent le terreau principal de cette crise sanitaire silencieuse.

L'urgence d'une prise en charge immédiate

La gestion de l'AVC repose sur une réactivité absolue. Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de reconnaître les signes avant-coureurs : déformation du visage, faiblesse soudaine d'un membre ou troubles de la parole. Chaque minute compte, car le délai de prise en charge détermine souvent l'ampleur des séquelles motrices, cognitives ou langagières. La prévention reste le levier d'action prioritaire, passant par un suivi médical régulier, le contrôle de la tension artérielle, l'arrêt du tabac et de l'alcool, ainsi que la pratique d'une activité physique soutenue.

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