La capitale saoudienne a été la cible d'une nouvelle offensive balistique lundi 12 octobre, marquée par l'interception d'un projectile par la coalition dirigée par Riyad. Cette escalade, qui vise des infrastructures stratégiques et civiles, alourdit un bilan humain déjà critique et souligne la persistance d'un conflit aux répercussions régionales majeures.
L'interception d'un missile balistique au-dessus de Riyad
Lundi 12 octobre, une alerte aérienne a été déclenchée à Riyad suite au lancement d'un missile balistique par les forces houthies. Si la coalition saoudienne a officiellement annoncé avoir intercepté et détruit le projectile avant qu'il n'atteigne sa cible, les insurgés yéménites maintiennent une version divergente, affirmant que le missile a frappé l'aéroport international King Khalid. Parallèlement, le mouvement a revendiqué une attaque de drone ciblant Khamis Mushait, une ville du sud du royaume abritant une base militaire stratégique.
Un bilan humain et matériel en forte augmentation
Ces opérations s'inscrivent dans une séquence d'attaques intensifiées ces derniers jours. Le bilan global des récentes offensives s'élève désormais à 18 morts. Parmi les événements les plus meurtriers, la frappe du 10 octobre contre l'aéroport de Riyad a causé, selon les rapports, 13 décès et blessé 309 personnes. Ces chiffres illustrent la vulnérabilité croissante des zones urbaines et des infrastructures de transport face aux capacités de frappe à longue portée des Houthis.
Menaces sur les infrastructures énergétiques
Au-delà des aéroports, les installations économiques du royaume sont directement visées. Les Houthis ont revendiqué des opérations ciblant les aéroports de Dammam, ainsi que des sites névralgiques du groupe pétrolier Aramco, incluant une raffinerie et une installation gazière. Dans ce contexte, un porte-parole houthi a adressé une mise en garde explicite aux travailleurs des secteurs pétrolier et aéroportuaire, leur intimant de s'éloigner de ces zones. Le mouvement a également averti Washington qu'une éventuelle intervention américaine dans le conflit provoquerait une riposte immédiate, marquant une volonté d'élargir le champ des hostilités au-delà des acteurs locaux.