La recrudescence des affrontements entre milices armées fragilise la sécurité dans le territoire de Djugu

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 13 lectures
La recrudescence des affrontements entre milices armées fragilise la sécurité dans le territoire de Djugu

Une série d'affrontements violents entre la Convention pour la révolution populaire (CRP) et la CODECO a causé la mort d'au moins 16 miliciens dans le territoire de Djugu, en Ituri. Ces violences surviennent dans un climat sécuritaire déjà fortement dégradé par la multiplication des incursions armées dans cette zone de l'est de la République démocratique du Congo.

Une dynamique de confrontation inter-milicienne

Le bilan humain, établi par des sources sécuritaires, fait état de dix combattants de la CRP et six membres de la CODECO tués lors des combats survenus le dimanche 27 septembre à Nyampala. Les hostilités ont été déclenchées après une tentative de repli de la CRP vers son bastion de Maze. Repoussés par les Forces armées de la RDC (FARDC) après une attaque contre une position militaire sur la route nationale 27, les miliciens de la CRP ont croisé des éléments de la CODECO sur leur chemin, provoquant des affrontements directs. Outre les pertes humaines, des armes de guerre, dont quatre fusils AK-47 et une mitrailleuse PKM, ont été saisies lors de ces échanges de tirs.

Une instabilité croissante dans le territoire de Djugu

Ces affrontements ne sont qu'une illustration de la volatilité sécuritaire qui frappe le territoire de Djugu. La CRP, particulièrement active dans la région, a été impliquée dans plusieurs incidents récents, notamment l'enlèvement d'une vingtaine de personnes, parmi lesquelles six ressortissants chinois. Cette série d'actes criminels a contraint les FARDC à intensifier leurs opérations militaires dans la zone de Nyampala, forçant les groupes armés à se déplacer et à multiplier les frictions territoriales avec d'autres factions, comme la CODECO.

Appels au renforcement de la présence militaire

Face à cette escalade, les autorités locales expriment une vive inquiétude quant à la protection des populations civiles, prises en étau entre les manœuvres des groupes armés. Les responsables locaux exhortent les milices à honorer leurs engagements de cessation des hostilités et de respect du cessez-le-feu. Parallèlement, une demande pressante a été adressée aux FARDC pour qu'elles renforcent leur dispositif sécuritaire dans les zones de passage, telles que Drikpa, Tsoro et Uzi, afin de prévenir de nouveaux cycles de violence et de stabiliser une région où l'autorité de l'État reste mise au défi par la prolifération des groupes armés.

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