La région de Kédougou, au sud-est du Sénégal, fait face à une poussée épidémique de diphtérie touchant principalement les jeunes enfants. Avec douze cas désormais confirmés et plusieurs décès recensés, les autorités sanitaires intensifient leurs investigations pour endiguer la propagation de cette maladie infectieuse.
Une progression rapide dans les districts de Saraya et Kédougou
Depuis l'apparition des premiers foyers fin juillet, la situation épidémiologique s'est complexifiée dans le sud-est du pays. Le Dr Ababacar Mbaye, gestionnaire de l'incident au sein du Comité régional de gestion des épidémies, a confirmé l'enregistrement de six nouveaux cas entre les 18 et 19 août 2026. Ce bilan porte le total des cas confirmés à douze, répartis entre les districts sanitaires de Saraya et de Kédougou. L'ampleur de l'alerte est soulignée par le nombre important de cas suspects, qui s'élève à 591 dans l'ensemble des deux départements.
Une vulnérabilité marquée chez les enfants de moins de cinq ans
L'analyse des données cliniques révèle une vulnérabilité particulière des plus jeunes. Les douze patients confirmés, composés à parts égales de garçons et de filles, présentent un âge médian de 4,5 ans. La gravité de l'épidémie est illustrée par le bilan humain au centre hospitalier régional Amath Dansokho de Kédougou, où trois décès d'enfants de moins de 5 ans ont été déplorés. La surveillance s'étend désormais à un cercle élargi, avec 202 sujets contacts identifiés et suivis par les services de santé.
La gestion des décès et le suivi des foyers infectieux
Au-delà des cas hospitalisés, le suivi des décès survenus dans les structures de proximité constitue un enjeu majeur pour les autorités. Des décès ont été signalés au poste de santé de Bambaraya, dans le district de Saraya, ainsi qu'au centre secondaire de Ndiormi, dans le district de Kédougou. Parmi ces cas, une confirmation post mortem a été établie, soulignant la nécessité d'une vigilance accrue dans les zones rurales. Les investigations sanitaires se poursuivent pour identifier les chaînes de transmission et limiter l'impact de cette pathologie sur les populations locales.