Avec 85 % des 47 384 hectares emblavés déjà récoltés, la campagne de riziculture 2026 dans la vallée du fleuve Sénégal s’achève dans des conditions favorables, malgré des débuts marqués par des retards logistiques et financiers.
Une progression notable malgré les obstacles initiaux
La campagne, qui a vu une extension de 1 300 hectares par rapport à 2025, a démarré avec des difficultés liées au financement et à la commercialisation. Ces retards ont été partiellement compensés par la mobilisation de moissonneuses-batteuses supplémentaires, permettant d’accélérer les opérations. Selon Abou Sall, directeur du Développement à la SAED, les producteurs ont pu rattraper une partie du retard grâce à cette logistique renforcée.
Dagana, cœur de la production avec près de 70 % des surfaces
La délégation de Dagana concentre à elle seule 34 000 hectares, soit près de 70 % des superficies emblavées dans la vallée. Environ 7 000 hectares restent à récolter, principalement dans cette zone. Les acteurs locaux soulignent l’importance de cette campagne pour la sécurité alimentaire régionale, alors que les stocks nationaux dépendent en grande partie de cette production.
Grand-Digue et Mboundoum : deux casiers sous haute mobilisation
À Grand-Digue, où le potentiel est estimé à 3 600 hectares, une vingtaine de machines interviennent pour finaliser les récoltes. Alioune Gaye, président de l’Union locale, confirme que la situation s’est améliorée après les inquiétudes initiales, grâce à l’appui de la SAED et des partenaires. À Mboundoum, où 2 500 hectares ont été emblavés sur un potentiel de 3 300, une trentaine de machines sont mobilisées. Amadou Kane, vice-président de l’Union, salue l’intervention coordonnée de la SAED, du CIRIZ et des autres acteurs pour un déroulement satisfaisant.
Un calendrier serré sous conditions météo
Les producteurs visent l’achèvement des récoltes avant la fin du mois, à condition que les conditions météorologiques restent favorables. Cette campagne, bien que marquée par des défis initiaux, illustre la résilience des acteurs locaux et l’importance des partenariats publics-privés pour soutenir l’agriculture sénégalaise. Une réussite qui pourrait renforcer la confiance dans le secteur rizicole national.