La RDC redéfinit sa stratégie de sécurité nationale autour de cinq piliers de souveraineté

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
La RDC redéfinit sa stratégie de sécurité nationale autour de cinq piliers de souveraineté

Le président Félix-Antoine Tshisekedi a officiellement instauré une nouvelle doctrine de défense globale pour la République démocratique du Congo. Cette stratégie, dévoilée lors du dixième anniversaire du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD), vise à transformer en profondeur l'approche sécuritaire du pays en misant sur l'autonomie décisionnelle.

Cinq axes pour une autonomie stratégique

La doctrine repose sur cinq piliers fondamentaux destinés à renforcer la résilience nationale : l'élaboration d'une pensée stratégique souveraine, l'amélioration des capacités de veille et d'anticipation, la maîtrise de la souveraineté numérique et informationnelle, l'engagement en faveur de solutions africaines aux crises régionales, et le strict respect de l'éthique républicaine. Le chef de l'État a souligné que la sécurité nationale exige désormais une capacité propre à définir les intérêts vitaux du pays sans dépendance extérieure.

Une vision pour la stabilité régionale

Cette annonce intervient à un moment charnière pour la diplomatie congolaise, alors que la RDC occupe un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2026-2027. Concernant la situation sécuritaire persistante dans l'Est du pays, marquée par des violences et le pillage des ressources naturelles, le président a réitéré son refus d'une solution imposée par la force. Il prône une paix « juste, vérifiable et durable », affirmant que le renforcement des capacités de défense doit servir de levier complémentaire à la recherche de solutions politiques.

Le rôle du CHESD dans la formation des cadres

La célébration des dix ans du CHESD a mis en lumière l'importance de la formation des élites dans cette nouvelle architecture de défense. Depuis sa création, l'institution, en collaboration avec l'École supérieure d'administration militaire (ESAM), a formé 1 692 cadres civils et militaires. Le président a exhorté ces diplômés à dépasser la simple gestion des urgences quotidiennes pour adopter une vision à long terme, fondée sur l'intérêt collectif et la lucidité, afin de répondre aux défis structurels auxquels l'État est confronté.

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