Le gouvernement congolais a officiellement lancé, le 28 septembre à Paris, la phase pilote d'un programme d'identification des citoyens établis à l'étranger. Cette initiative, qui s'étendra prochainement à Bruxelles, vise à structurer les relations entre l'État et sa diaspora pour mieux intégrer leurs compétences au développement national.
Un dispositif pour cartographier l'expertise congolaise
Le programme, porté par le ministère délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora, répond à une volonté de constituer une base de données fiable des talents congolais à travers le monde. L'enjeu est double : il s'agit à la fois de recenser les profils disponibles pour répondre aux besoins spécifiques du pays et de faciliter la promotion de candidatures congolaises au sein des instances internationales. Cette démarche s'inscrit dans le prolongement des recommandations issues de l'Atelier national d'évaluation des forums de la diaspora tenu en novembre 2025 à Kinshasa.
La Carte Okapi comme outil de reconnaissance
Au cœur de ce projet figure la mise en place de la « Carte Okapi », un document destiné à officialiser l'appartenance à la communauté nationale élargie. Ce dispositif, présenté comme une étape clé de la réforme, doit permettre une meilleure reconnaissance des ressortissants congolais. Le gouvernement entend ainsi transformer ce recensement en un levier de participation active de la diaspora aux secteurs économique, scientifique, culturel et institutionnel de la République démocratique du Congo.
Une stratégie de déploiement progressif
Après les étapes de Paris et de Bruxelles, qui servent de phase de test pour recueillir les observations des ressortissants et affiner le processus d'enregistrement, le gouvernement prévoit un déploiement à plus grande échelle. Cette généralisation s'appuiera sur le réseau des ambassades et des consulats de la RDC. L'objectif final est de transformer ce qui était jusqu'ici un réservoir de compétences dispersé en un partenaire structuré, capable de contribuer de manière plus directe et coordonnée aux politiques publiques définies par les autorités nationales.