Le député Patrick Matata Makalamba a lancé une campagne de sensibilisation à Kisangani pour encourager l'adhésion populaire à la pétition nationale sur le « Génocost ». Cette initiative, portée par le Fonds national des réparations des victimes (FONAREV), vise à obtenir une reconnaissance officielle des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité perpétrés sur le sol congolais.
Un impératif de mémoire pour la jeunesse
Lors de ses échanges avec les étudiants et les leaders de la jeunesse à Kisangani, Patrick Matata a présenté la signature de cette pétition comme un devoir civique et mémoriel. Pour l'élu, l'implication des jeunes est déterminante pour porter cette cause à l'échelle internationale. Il insiste sur la nécessité de documenter et de faire reconnaître les violences massives qui ont durablement marqué le tissu social et démographique de la République démocratique du Congo.
Les enjeux sécuritaires et démographiques
Le plaidoyer s'appuie sur le constat des conséquences dévastatrices des conflits armés, particulièrement dans l'Est du pays. Le député a souligné que les massacres et les déplacements forcés de populations, observés notamment à Masisi, Nyiragongo, Walikale et Kalehe, ne sont pas seulement des tragédies humaines, mais des actes qui altèrent la configuration démographique des territoires. Cette lecture politique lie directement la reconnaissance du génocide à la défense de l'intégrité territoriale et à la protection des populations civiles.
Le rôle du FONAREV dans la réparation
La pétition, parrainée par la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi, constitue le socle opérationnel du FONAREV. Au-delà de la dimension symbolique, cette démarche s'inscrit dans une stratégie globale de réparation pour les victimes de violences sexuelles et de crimes de guerre. En marge de cette mobilisation, les discussions à Kisangani ont également permis d'aborder des préoccupations nationales transversales, telles que l'activité parlementaire, les perspectives du dialogue national et les enjeux de santé publique, notamment la riposte contre la maladie à virus Ebola.