La RDC intègre deux nouveaux candidats-vaccins dans la lutte contre la souche Bundibugyo d'Ebola

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 5 lectures
La RDC intègre deux nouveaux candidats-vaccins dans la lutte contre la souche Bundibugyo d'Ebola

Face à une épidémie d'Ebola d'une ampleur inédite en République démocratique du Congo, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) intensifie la recherche vaccinale. Deux nouveaux candidats-vaccins, spécifiquement développés pour contrer la souche Bundibugyo, vont être intégrés aux essais cliniques en cours dans les zones les plus touchées du pays.

Une réponse scientifique face à la souche Bundibugyo

Depuis mai, la flambée épidémique a frappé huit provinces congolaises, totalisant 10 532 cas confirmés et 5 126 décès au 1er novembre. L'Ituri demeure l'épicentre de la crise avec plus de 7 400 cas recensés. Si le vaccin Ervebo est une référence contre la souche « Zaïre », son efficacité reste incertaine face à la souche Bundibugyo, responsable de l'épidémie actuelle. Pour combler ce vide thérapeutique, l'OMS a recommandé l'intégration du ChAdOx1, conçu par l'université d'Oxford et le Serum Institute of India, ainsi que du mRNA-1469, développé par le laboratoire Moderna. Cette étape, qui nécessite encore l'aval des autorités sanitaires congolaises, marque une avancée majeure dans la recherche contre cette variante spécifique du virus.

La stratégie de vaccination en anneau à l'épreuve

L'essai clinique, baptisé « Tumaini » (espoir en swahili), a été lancé le 23 octobre à Bunia. Il repose sur la méthode de la « vaccination en anneau », une stratégie éprouvée lors des précédentes épidémies en Afrique de l'Ouest. Cette approche consiste à cibler prioritairement les personnes ayant été en contact direct avec des malades confirmés afin de briser la chaîne de transmission. Quatre anneaux de vaccination sont déjà opérationnels, tandis que d'autres sont en cours de déploiement pour évaluer l'efficacité réelle de ces nouveaux outils.

Défis logistiques et enjeux régionaux

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné que si ces vaccins représentent un espoir, ils ne constituent qu'un levier parmi d'autres pour endiguer la propagation. La riposte sanitaire se heurte à des obstacles majeurs sur le terrain : conflits armés, accès difficile aux zones reculées et méfiance des populations envers les autorités. Parallèlement, l'OMS soutient l'essai « PARTNERS » pour tester des traitements expérimentaux, incluant le remdesivir et des anticorps monoclonaux. L'urgence est d'autant plus pressante que des cas ont été signalés au-delà des frontières congolaises, notamment au Kenya et au Nigeria, transformant cette crise sanitaire en un enjeu de sécurité régionale.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.