La République démocratique du Congo et la Tanzanie ont entamé un processus diplomatique et technique visant à renforcer leurs liens économiques par la signature d'un accord commercial bilatéral. Ce partenariat, dont la finalisation est prévue sous 90 jours, ambitionne de structurer durablement les échanges entre les deux nations partenaires.
Un calendrier serré pour une coopération renforcée
À l'issue de séances de travail tenues les 18 et 19 septembre 2026 à Dar es Salaam, le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, et son homologue tanzanienne de l'Industrie et du Commerce, Judith S. Kapinga, ont acté la mise en place d'une équipe technique conjointe. Cette instance a pour mission prioritaire d'élaborer le projet d'accord commercial dans un délai strict de trois mois. Pour garantir le respect de cet échéancier, les deux gouvernements se sont engagés à fournir les ressources logistiques et financières nécessaires au bon fonctionnement de cette équipe de travail.
La création d'un Comité mixte de commerce
L'architecture de cet accord repose sur la création d'un Comité mixte de commerce (CMC). Cette structure institutionnelle aura pour vocation de fluidifier les opérations d'importation, d'exportation et de transit entre les deux pays. Au-delà de la simple facilitation administrative, ce comité sera chargé d'assurer un suivi régulier de l'application des mesures convenues et de servir de plateforme de dialogue pour résoudre les éventuels différends ou préoccupations commerciales rencontrés par les opérateurs économiques.
L'enjeu logistique du corridor de Dar es Salaam
Les discussions ont mis en lumière le rôle crucial du corridor de Dar es Salaam dans l'approvisionnement de la RDC. Avec un port traitant annuellement plus de 30 millions de tonnes de marchandises, l'infrastructure tanzanienne constitue un maillon essentiel de la chaîne logistique congolaise. Le gouvernement congolais cherche désormais à obtenir des données précises sur les volumes de marchandises transitant spécifiquement vers son territoire. Une rencontre prochaine avec la Tanzania Ports Authority (TPA) devrait permettre d'affiner cette cartographie des flux, un préalable indispensable pour optimiser les capacités de transit et réduire les goulots d'étranglement logistiques.