La huitième réunion tripartite réunissant la République démocratique du Congo, la Tanzanie et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'est ouverte à Lubumbashi pour organiser le retour volontaire de plus de 85 000 ressortissants congolais. Ce processus vise à définir un cadre opérationnel garantissant la sécurité et la dignité des populations actuellement hébergées dans le camp de Nyarugusu.
Un cadre opérationnel pour le rapatriement
Les délégations travaillent à l'élaboration d'une feuille de route précise pour encadrer le retour des réfugiés. Ce plan d'action inclut des mécanismes d'information directe auprès des populations concernées, l'identification rigoureuse des zones d'accueil en RDC, ainsi que la logistique nécessaire au transport. Au-delà du transfert physique, les discussions portent sur l'accompagnement indispensable à la réintégration socio-économique des rapatriés, afin d'assurer la pérennité de leur retour dans leurs communautés d'origine.
La restauration de l'autorité de l'État au Sud-Kivu
Le succès de cette opération repose sur la capacité de la RDC à stabiliser les zones de retour, particulièrement dans la province du Sud-Kivu. Le HCR souligne que les progrès enregistrés dans le redéploiement de l'administration civile constituent un levier majeur. La réouverture progressive des centres de santé et la reprise des activités scolaires sont identifiées comme des indicateurs clés de la normalisation de la vie publique, essentiels pour encourager les réfugiés à franchir le pas du retour volontaire.
Diplomatie et processus de paix
Les représentants du HCR, dont Kirya Mark Patrick, lient directement la viabilité de ce rapatriement aux efforts diplomatiques en cours. Les processus de paix engagés à Washington et à Doha sont perçus comme des catalyseurs nécessaires pour instaurer un climat de sécurité durable. Cette rencontre à Lubumbashi permet également de dresser un bilan des engagements pris lors de la précédente session tenue à Dar es Salaam en décembre 2025, afin d'ajuster les stratégies en fonction de l'évolution du contexte sécuritaire sur le terrain.