Le secteur minier de la République démocratique du Congo affiche des résultats contrastés pour le premier semestre 2026. Si les exportations de cuivre atteignent un niveau record, le cobalt, métal stratégique pour la transition énergétique, marque un recul significatif sur la même période.
Une progression soutenue pour le cuivre
Selon les données publiées par le ministère des Mines, la RDC a exporté 1 724 217 tonnes métriques de cuivre entre janvier et juin 2026. Ce volume représente une augmentation de 4,5 % par rapport aux 1 650 189 tonnes enregistrées durant le premier semestre 2025. À ce volume s'ajoute une production additionnelle de 151 202 tonnes de concentrés de cuivre, contenant environ 50 629 tonnes de métal pur, confirmant la place centrale du pays sur le marché mondial du cuivre.
Le repli du cobalt et ses enjeux
À l'inverse, le cobalt subit une tendance baissière avec 41 140 tonnes exportées au premier semestre 2026, contre 43 930 tonnes un an plus tôt, soit une diminution de 6,4 %. Cette dynamique s'inscrit dans un contexte particulier, le cobalt congolais étant soumis depuis 2025 à un régime de quotas d'exportation. Parmi les contributeurs majeurs, le site de Kisanfu, opéré par CMOC, a notamment expédié 24 825 tonnes d'hydroxyde de cobalt.
Une stratégie de diversification industrielle
Le rapport officiel souligne une volonté de diversification des exportations, impliquant un large éventail d'acteurs publics et privés. Parmi les entités citées figurent la Gécamines, ainsi que des opérateurs internationaux et locaux tels que Glencore, Mercuria, Tenke Fungurume Mining, Kamoto Copper Company, Frontier Mining, Kinsenda Copper Company, Everbright Mining et Sabwe Mining. Cette diversité d'acteurs témoigne de la complexité de l'écosystème minier congolais.
Les limites de l'analyse statistique
Il convient de noter que ces données volumétriques ne permettent pas d'évaluer précisément l'impact financier pour l'État congolais. Le rapport ne précise ni la valeur en dollars des exportations, ni leur destination finale. Par conséquent, il est impossible de déterminer si la croissance des volumes de cuivre compense financièrement le recul du cobalt, ou d'isoler l'impact réel des quotas d'exportation sur la performance globale du secteur.