La National Petroleum Authority (NPA) du Ghana a confirmé le maintien d'une production régulière de carburant par la raffinerie Sentuo jusqu'en décembre 2026. Cette stabilité opérationnelle constitue un pilier stratégique pour sécuriser l'approvisionnement intérieur et réduire la dépendance du pays aux importations pétrolières.
Une capacité de production stabilisée
Le directeur général de la NPA, Godwin Kudzo Tameklo, a exprimé sa confiance quant à la continuité des activités de la raffinerie Sentuo. Cette assurance intervient dans un contexte où le gouvernement ghanéen cherche activement à renforcer ses infrastructures de raffinage locales. En garantissant une production constante, les autorités visent à limiter les risques de pénurie et à stabiliser la chaîne d'approvisionnement nationale face aux aléas du marché international.
Le rôle clé du raffinage local
La Chambre des distributeurs de pétrole en vrac (CBOD) soutient cette dynamique, soulignant la complémentarité entre la raffinerie Sentuo et la Tema Oil Refinery. Selon les estimations de Dr Patrick Kwaku Ofori, directeur général de la CBOD, ces deux entités pourraient couvrir entre 25 % et 30 % de la consommation nationale de carburant. Cette montée en puissance du raffinage domestique est perçue comme un levier essentiel pour atténuer l'insécurité liée aux importations, bien que le secteur doive encore accroître son efficacité opérationnelle pour accroître cette part de marché.
La réalité des prix à la pompe
Malgré les bénéfices en termes de sécurité d'approvisionnement, les experts tempèrent les attentes concernant une baisse immédiate des prix à la pompe. Dr Ofori rappelle que les raffineries locales achètent le pétrole brut aux cours mondiaux, ce qui maintient les coûts de production indexés sur les fluctuations internationales. Par ailleurs, la remise en question des subventions étatiques, jugées inéquitables par certains acteurs, pousse à privilégier des investissements structurels dans les transports publics et une stratégie énergétique à long terme plutôt que des mesures de soutien conjoncturelles. Le marché ghanéen reste donc structurellement exposé aux chocs extérieurs, malgré le renforcement de ses capacités de raffinage.