La question de l'équité dans les distinctions honorifiques au Gabon après la Transition

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 38 lectures
La question de l'équité dans les distinctions honorifiques au Gabon après la Transition

L'ancienne députée de la Transition, Flavienne Adiahenot, soulève une interrogation sur les critères de sélection ayant présidé à la remise de décorations nationales. Elle pointe du doigt une disparité de traitement entre les acteurs ayant servi durant cette période charnière de l'histoire gabonaise.

L'opacité des critères de distinction

Au cœur de cette réflexion réside une demande de transparence sur les mécanismes de reconnaissance de l'État. Flavienne Adiahenot souligne que si les décorations ne constituent ni un droit automatique ni une rémunération, elles représentent un acte souverain de la Nation. L'enjeu est ici de comprendre pourquoi certains collaborateurs de la Transition ont été honorés tandis que les parlementaires, qui ont pourtant assuré le travail législatif et le contrôle institutionnel, semblent avoir été écartés de cette reconnaissance officielle.

Le bilan contrasté de l'action parlementaire

L'ancienne élue revient sur les conditions d'exercice de leur mandat, marqué par des déplacements dans les neuf provinces du pays. Elle évoque des initiatives de dialogue avec les populations locales qui, malgré leurs ambitions, ont parfois été perçues comme déconnectées des attentes citoyennes. Elle mentionne également des pratiques disparates concernant la gestion des moyens logistiques, tels que les véhicules de fonction, qui ont pu susciter des interrogations au sein même de l'institution, sans pour autant que ces éléments ne soient explicitement liés aux critères d'exclusion des distinctions.

Un enjeu de mémoire collective

Au-delà de la question des médailles, c'est la gestion de la mémoire de la Transition qui est interrogée. Pour l'auteure, la manière dont une République honore ceux qui l'ont servie définit son attachement aux valeurs d'inclusion et de justice. Elle craint qu'une fin de mission perçue comme confuse ou sélective ne fragilise l'esprit de rassemblement nécessaire à la construction de la nouvelle République. Cette interpellation se veut une invitation à examiner, avec hauteur et sans esprit de revanche, la cohérence des choix faits par l'État pour honorer ses serviteurs.

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