Face à la résurgence de l'épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de la Tshopo, l'Assemblée provinciale a acté une suspension temporaire de ses activités ordinaires. Cette mesure de précaution, effective du 6 au 26 novembre 2026, vise à limiter les risques de propagation au sein de l'institution tout en maintenant une continuité opérationnelle ciblée.
Une interruption ciblée des travaux parlementaires
La décision de suspendre les sessions plénières pour une durée de 21 jours répond à un impératif de santé publique. L'objectif affiché par le Bureau de l'Assemblée est de protéger l'intégrité physique des députés provinciaux ainsi que celle des agents administratifs. Toutefois, cette mise en retrait n'est pas totale : les commissions spéciales d'enquête et la Commission économique et financière, dont les missions sur le terrain sont jugées prioritaires, poursuivent leurs activités. Un service minimum sera également maintenu au sein de l'administration pour assurer la gestion courante de l'institution.
Désinfection et campagne de vaccination
Au-delà de la suspension des séances, le Bureau de l'Assemblée provinciale engage une stratégie de prévention active au sein de ses locaux. Une collaboration étroite avec les autorités sanitaires compétentes a été actée pour procéder à une désinfection complète des installations. Parallèlement, une campagne de vaccination sera organisée à l'attention des élus et du personnel administratif, marquant une volonté de sécuriser l'environnement de travail face au risque épidémique.
Mobilisation des élus sur le terrain
L'Assemblée provinciale entend transformer cette période de suspension en un levier de sensibilisation. Les députés provinciaux ont reçu pour consigne d'intensifier, au sein de leurs circonscriptions respectives, les actions d'information auprès des populations. Cette directive souligne l'importance du respect des mesures barrières pour briser la chaîne de transmission du virus. La réussite de cette stratégie repose sur la capacité des élus à relayer les consignes sanitaires auprès des citoyens, complétant ainsi les mesures de confinement administratif par une action de terrain coordonnée.