Réunis à Sindou, les acteurs du Comité technique du Conseil provincial de sécurité alimentaire (CT-CPSA) de la Léraba ont ouvert leur première session de l'année 2026. Cette rencontre stratégique vise à transformer les politiques locales en investissements structurants pour répondre durablement aux besoins nutritionnels des populations provinciales.
Un diagnostic multisectoriel pour la province
La session a permis de dresser un état des lieux complet de la situation alimentaire et nutritionnelle dans la Léraba. Les échanges ont été nourris par quatre communications techniques émanant des directions provinciales de l'Agriculture, de l'Environnement, des Ressources animales et halieutiques, ainsi que de l'Action humanitaire. Le service de pédiatrie du Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Sindou a également apporté un éclairage crucial sur les enjeux de santé liés à la nutrition, permettant ainsi une approche transversale des besoins.
Évaluation des engagements et nouvelles orientations
Au-delà du diagnostic, les participants ont procédé à une revue rigoureuse des recommandations issues de la session précédente de 2025. Ce travail de suivi est essentiel pour garantir la continuité des actions publiques. En évaluant les contraintes rencontrées sur le terrain, les membres du comité ont cherché à définir des perspectives d'action plus concrètes, capables de surmonter les obstacles logistiques et techniques qui freinent actuellement la mise en œuvre des politiques de sécurité alimentaire.
Les défis opérationnels du comité
Malgré la volonté politique affichée par le Haut-commissaire de la province, Yacouba Sawadogo, des limites structurelles ont été soulevées par les acteurs présents. Les contraintes financières pesant sur l'organisation de ces sessions constituent un frein majeur à l'efficacité du dialogue provincial. Les participants ont notamment souligné que le format actuel, limité à une seule journée, restreint la capacité de mobilisation des acteurs et limite la profondeur des analyses nécessaires à une planification stratégique optimale. Ces difficultés logistiques posent la question de la pérennité et de l'ampleur des moyens alloués à la gouvernance locale de la sécurité alimentaire.