Une controverse publique oppose le journaliste Oseni Rufai à la présidente de la Commission des Nigérians de la diaspora (NIDCOM), Abike Dabiri-Erewa, au sujet des modalités d'assistance aux citoyens nigérians retenus dans des centres de détention en Inde. Ce différend met en lumière les défis logistiques et diplomatiques liés au rapatriement des ressortissants nigérians en situation de détresse à l'étranger.
Divergences sur la gestion du cas Ekene
Au cœur de la polémique se trouve la situation d'un ressortissant nigérian nommé Ekene, actuellement retenu au centre de détention de Lampur, à New Delhi. Oseni Rufai affirme avoir transmis les coordonnées du détenu à la NIDCOM il y a une semaine, sans obtenir de suivi concret. De son côté, Abike Dabiri-Erewa soutient avoir orienté le journaliste vers les canaux officiels de communication de l'institution pour garantir un traitement administratif conforme. La tension a culminé sur les réseaux sociaux, où le journaliste a dénoncé un manque de réactivité, tandis que la responsable de la NIDCOM a justifié le blocage de son interlocuteur par la nature jugée « toxique » des échanges en ligne.
Le défi du rapatriement des ressortissants
Alors que la NIDCOM souligne l'existence d'un programme d'amnistie indien ayant permis le retour de plus de 4 000 Nigérians depuis mai 2025, la réalité sur le terrain reste complexe pour ceux qui demeurent en détention. Oseni Rufai estime que plus de 200 Nigérians seraient encore bloqués dans des centres de déportation indiens. Face à l'urgence de la situation, le journaliste a mobilisé une aide privée, annonçant qu'un donateur nigérian s'est engagé à financer les frais de transport aérien pour permettre le retour d'Ekene auprès de sa famille.
Enjeux de communication institutionnelle
Ce conflit illustre une fracture croissante entre les attentes des citoyens et les procédures administratives des agences gouvernementales. Si la NIDCOM insiste sur la nécessité de passer par ses courriels officiels pour assurer le suivi des dossiers, les acteurs de la société civile réclament une célérité accrue face aux situations de vulnérabilité extrême. La commission a réitéré que toute mise à jour concernant les ressortissants en Inde serait communiquée exclusivement via ses canaux officiels, marquant une volonté de reprendre le contrôle sur le flux d'informations relatives à ce dossier sensible.