La Présidence nigériane a formellement démenti les affirmations de l'avocat et militant des droits humains Chidi Odinkalu, qui soutenait que le président Bola Tinubu était absent lors de l'inauguration du Conseil de campagne présidentiel du parti All Progressives Congress (APC) à Abuja. Cette polémique, née sur les réseaux sociaux, souligne les tensions croissantes et la circulation de théories complotistes à l'approche des échéances électorales de 2027.
Une controverse sur la présence présidentielle
L'activiste Chidi Odinkalu a publié sur la plateforme X une vidéo de l'événement, affirmant que l'intervention du chef de l'État était pré-enregistrée et que ce dernier n'était pas physiquement présent au Banquet Hall de la Villa présidentielle. Il a qualifié la séquence de « production » orchestrée, pointant du doigt des transitions vidéo qu'il jugeait « non naturelles ». Ces allégations ont été immédiatement contredites par les faits, l'événement ayant été couvert en direct par de nombreux médias locaux et internationaux présents sur place.
La riposte des autorités
La réaction de l'exécutif ne s'est pas fait attendre. Bayo Onanuga, conseiller spécial du président chargé de l'information et de la stratégie, a vivement critiqué M. Odinkalu, l'accusant de laisser son parti pris politique altérer son jugement et de se comporter comme un membre d'une « foule internet » propageant des récits fallacieux. De son côté, le ministre de l'Aviation et du Développement aérospatial, Festus Keyamo, a qualifié ces propos d'« outrageants ». Il a comparé cette polémique aux théories du complot qui avaient circulé sous l'administration de Muhammadu Buhari, où certains prétendaient que le président était décédé et remplacé par un sosie.
Un climat politique sous tension
Au-delà de la réponse officielle, de nombreux utilisateurs sur les réseaux sociaux ont également remis en question la crédibilité de l'activiste. Des internautes ont souligné l'absurdité de la thèse en rappelant la présence de nombreuses personnalités politiques, dont le gouverneur de l'État d'Anambra, Charles Soludo, qui a interagi physiquement avec le président lors de la cérémonie. Cet incident illustre la difficulté du débat public nigérian, où la prolifération d'informations non vérifiées menace la qualité du discours politique à mesure que le pays se prépare pour les élections de 2027.