La présidence de la FIFA fragilisée : Arsène Wenger pressenti pour défier Gianni Infantino en 2027

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
La présidence de la FIFA fragilisée : Arsène Wenger pressenti pour défier Gianni Infantino en 2027

La FIFA traverse une zone de turbulences politiques majeure à l'approche de l'élection présidentielle prévue le 18 mars 2027 à Rabat. Le président sortant, Gianni Infantino, fait face à une fronde croissante au sein des instances internationales, alimentée par des critiques sur sa gouvernance et l'échec récent d'un projet commercial d'envergure, poussant ses opposants à explorer la candidature de l'ancien entraîneur Arsène Wenger.

L'échec du projet FIFA Forward Enterprise

La fragilisation de la position d'Infantino découle directement de l'abandon, début août, du projet « FIFA Forward Enterprise ». Cette initiative visait à céder 20 % du capital des activités commerciales de la FIFA — incluant droits de diffusion et sponsoring — pour lever 4,2 milliards de dollars auprès d'investisseurs privés. Ce projet, perçu comme un manque de transparence, a suscité une vive opposition de l'UEFA, rejointe par les confédérations de la Concacaf, de l'AFC et de l'OFC. Ces instances réclament désormais des garanties strictes sur la gouvernance et la prise de décision stratégique au sein de l'organisation mondiale.

Arsène Wenger, une alternative crédible ?

Face à cette crise, des opposants au président sortant tentent de convaincre Arsène Wenger de se porter candidat avant la date limite du 18 novembre. À 76 ans, l'actuel directeur du développement du football mondial à la FIFA jouit d'une aura internationale qui pourrait fédérer les mécontents. Bien que l'intéressé n'ait pas officiellement confirmé son intention de briguer le poste, son profil est perçu comme une alternative sérieuse, capable de restaurer une image d'intégrité au sein de l'institution.

Une rupture avec la ligne Infantino

Le basculement d'Arsène Wenger vers une possible opposition marque un tournant, lui qui a été recruté par Infantino en 2019 pour piloter les réformes techniques. Toutefois, le technicien français a publiquement pris ses distances avec le projet « FIFA Forward Enterprise », affirmant ne pas avoir été consulté et soulignant la nécessité d'une FIFA indépendante. Cette prise de position, couplée à son implication dans le développement du football féminin et la formation des jeunes, le place aujourd'hui en porte-à-faux avec la stratégie de son supérieur hiérarchique. Si Gianni Infantino conserve des soutiens solides, notamment en Afrique, l'émergence du nom de Wenger illustre la volonté d'une partie du monde du football de redéfinir les priorités de l'instance dirigeante.

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