La gouvernance du football continental traverse une période d'incertitude alors que la succession de Patrice Motsepe à la présidence de la Confédération Africaine de Football (CAF) alimente les débats. Si aucune candidature officielle n'a encore été actée, plusieurs figures influentes du paysage footballistique africain sont pressenties pour briguer le poste.
Des ambitions émergentes au sein du comité exécutif
Le nom de Samuel Eto'o, actuel président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) et vice-président de la CAF, circule avec insistance comme un prétendant sérieux à la succession du milliardaire sud-africain. Toutefois, il n'est pas le seul dirigeant dont le profil est scruté. D'autres membres influents du comité exécutif de l'instance, tels qu'Ahmed Yahya, Yacine Idriss Diallo et Souleiman Waberi, sont également cités par les observateurs comme des successeurs potentiels. À ce stade, aucun de ces acteurs n'a toutefois formalisé son intention de se présenter.
Les tensions autour de la périodicité de la CAN
Cette effervescence autour de la direction de la CAF intervient dans un climat de mécontentement croissant parmi certains dirigeants du football africain. La gestion de Patrice Motsepe est notamment critiquée en raison de l'instabilité du calendrier des compétitions majeures. L'annonce récente d'un retour à une périodicité biennale pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), seulement dix mois après l'adoption d'un cycle quadriennal, a suscité de vives inquiétudes quant à la cohérence de la stratégie de l'instance.
Un tournant décisif attendu à Abidjan
Le calendrier institutionnel de la CAF prévoit une échéance cruciale en novembre prochain à Abidjan. Cette réunion devrait permettre de confirmer officiellement le format des futures compétitions. Ce rendez-vous est particulièrement scruté, car il pourrait servir de catalyseur aux manœuvres politiques internes. La décision finale sur le format de la CAN sera un indicateur clé de la solidité de la gouvernance actuelle et pourrait peser lourdement dans la balance lors du prochain processus électoral pour la présidence de la confédération.