La poursuite des opérations militaires israéliennes à Gaza aggrave le bilan humain et la crise humanitaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 23 lectures
La poursuite des opérations militaires israéliennes à Gaza aggrave le bilan humain et la crise humanitaire

Les opérations militaires israéliennes se poursuivent intensément dans la bande de Gaza, touchant particulièrement des zones densément peuplées de déplacés. Le ministère de la Santé palestinien rapporte un bilan alourdi par de nouvelles frappes, alors que les capacités de secours et d'inhumation atteignent un point de rupture critique.

Intensification des frappes à Deir el-Balah

La ville de Deir el-Balah, située dans le centre de l'enclave, a été le théâtre d'une attaque par drone ciblant une famille, la famille al-Hasanat. Cette opération, menée sans avertissement préalable dans une zone occupée par des tentes de déplacés, a causé la mort d'une personne et fait plusieurs blessés, évacués vers l'hôpital des martyrs d'Al-Aqsa. Parallèlement, l'armée israélienne a procédé à des démolitions de bâtiments, dont les décombres entravent désormais l'accès des équipes de la défense civile aux victimes potentielles.

Expansion militaire et zones de tension

Les forces israéliennes maintiennent une présence active le long du périmètre oriental de Deir el-Balah et ont étendu leurs manœuvres vers l'est de la ville de Gaza. Dans le sud, à Khan Younis, des tentes de déplacés situées à proximité de la ligne de démarcation militaire, dite « ligne jaune », ont été la cible de tirs d'artillerie. Cette zone, qui concentre plus de deux millions de personnes sur environ 30 % du territoire, subit une pression militaire accrue, malgré la désignation théorique de certains secteurs comme zones humanitaires.

Un bilan humain et logistique critique

Selon les données du ministère de la Santé, au moins deux Palestiniens ont été tués au cours des dernières 48 heures. Depuis octobre 2025, date d'un accord de cessez-le-feu, les autorités locales recensent 1 285 décès supplémentaires, portant le bilan global depuis le début du conflit en octobre 2023 à 73 419 morts, majoritairement des femmes et des enfants. Au-delà des pertes en vies humaines, les autorités font face à une saturation des capacités d'inhumation, les cimetières manquant cruellement d'espace pour accueillir les corps récupérés sous les décombres.

Obstacles aux secours et accès aux victimes

La situation sécuritaire continue de paralyser les opérations de sauvetage. De nombreuses victimes restent inaccessibles sous les ruines des habitations démolies, faute de moyens logistiques et de sécurité pour les équipes d'ambulanciers. Les tirs d'artillerie signalés près du camp de réfugiés de Nuseirat et dans les secteurs nord-est de Bureij illustrent la persistance des combats, rendant toute intervention humanitaire périlleuse dans ces zones de conflit actif.

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