À l'approche de l'élection présidentielle de 2027, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a publiquement pris position en faveur d'Édouard Philippe. Elle estime que le maire du Havre est le seul candidat du bloc central capable de se qualifier pour le second tour face aux forces extrêmes.
Une hiérarchie claire au sein du bloc central
Maud Bregeon, membre du parti Renaissance, a affirmé sans détour qu'il n'y avait « pas match » entre les différentes figures de la droite et du centre. Selon elle, la dynamique électorale actuelle place Édouard Philippe largement en tête, avec des intentions de vote atteignant le double de celles de ses concurrents directs. Cette déclaration intervient alors que le débat sur l'organisation d'une primaire au sein de la majorité et de ses alliés reste un sujet de discussion récurrent.
Le spectre d'un second tour polarisé
L'argument central de la porte-parole repose sur la capacité de rassemblement de l'ancien Premier ministre. Pour Maud Bregeon, Édouard Philippe représente l'unique option crédible pour éviter ce qu'elle qualifie de « cauchemar » politique : un second tour opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon. En désignant ainsi le leader d'Horizons, elle écarte de fait les ambitions d'autres personnalités, citant notamment Bruno Retailleau et Xavier Bertrand comme des figures ne pouvant prétendre à la même dynamique électorale.
Divergences de lecture chez les macronistes
Cette prise de position souligne une fracture au sein même de la famille politique présidentielle. Gabriel Attal, actuel patron de Renaissance et également prétendant à la course présidentielle, maintient une ligne différente. Il rejette l'idée d'un « candidat naturel » et affirme qu'aucun favori ne s'est encore imposé, contredisant ainsi l'analyse de la porte-parole du gouvernement. Alors que les appels à une primaire se multiplient, Maud Bregeon considère pour sa part que ce temps est révolu, insistant sur le fait que la configuration actuelle ne laisse plus place à une compétition interne ouverte.