La Police nationale du Sénégal a formellement démenti l'authenticité d'une image circulant sur les réseaux sociaux, présentée à tort comme le portrait du suspect dans l'affaire du meurtre de Ndeye Bigué Sène à Tivaouane. Cette mise au point intervient alors que des contenus manipulés, utilisant l'identité visuelle de l'institution, menacent l'intégrité de l'enquête judiciaire en cours.
Une usurpation de l'identité visuelle policière
Le visuel incriminé, largement relayé sur diverses plateformes, utilise les codes graphiques officiels de la Police nationale. Le montage intègre le logo de l'institution ainsi que la mention « Police Communication », créant une illusion de crédibilité institutionnelle. En superposant ces éléments sur une photographie détournée, les auteurs de cette manipulation cherchent à donner une caution officielle à une information totalement erronée, induisant le public en erreur sur l'identité du mis en cause.
Le recours à l'intelligence artificielle pour la désinformation
Selon les services de sécurité, cette image est le fruit d'une manipulation numérique avancée. Des individus ont extrait une photographie authentique, préalablement publiée par la police sur ses canaux digitaux, pour en modifier le visage via des outils d'intelligence artificielle. Ce procédé de falsification, qui consiste à altérer des éléments visuels réels pour créer une fausse preuve, complique le travail des enquêteurs et expose des citoyens innocents à des accusations infondées et dangereuses.
Les risques pour la procédure judiciaire
Au-delà de la simple désinformation, la diffusion de ce contenu truqué constitue une entrave potentielle à la sérénité de l'enquête sur le meurtre de Ndeye Bigué Sène. La Police nationale a souligné que le visage diffusé ne correspond en rien au suspect recherché. L'institution a exprimé sa volonté de faire toute la lumière sur les auteurs de cette fabrication et de leur diffusion, tout en appelant les citoyens à une vigilance accrue face aux contenus circulant sur les réseaux sociaux. Cette affaire illustre les défis croissants posés par l'usage malveillant des technologies de génération d'images dans le cadre d'enquêtes criminelles sensibles.