La Police républicaine du Bénin a procédé à l'interpellation de sept individus le 22 août 2026 aux abords du marché moderne PK3, à Cotonou. Cette opération, ciblant un secteur névralgique de la capitale économique, s'inscrit dans une stratégie plus large de démantèlement des réseaux de vente et de consommation de produits psychotropes.
Saisie de produits illicites au marché PK3
L'intervention, menée par le commissariat du 1er arrondissement dans la zone dite du « nouveau Missèbo », a permis de mettre la main sur divers produits stupéfiants. Les forces de l'ordre ont saisi des boulettes de chanvre indien, ainsi que des comprimés identifiés sous les noms commerciaux « King Royal » et « King Feu ». Des dispositifs de consommation, notamment des emballages de « We Top » et des accessoires de type « Kocha », ont également été récupérés. Outre les substances, une somme de 106 125 francs CFA, présumée être le fruit de ces activités illicites, a été placée sous scellés pour les besoins de l'enquête.
Profil des suspects et procédure judiciaire
Les sept personnes appréhendées, dont la majorité exerce officiellement comme démarcheurs dans le secteur commercial, ont été placées en garde à vue. La Police républicaine cherche désormais à établir précisément le degré d'implication de chaque suspect dans ce trafic. La procédure judiciaire en cours devra déterminer les responsabilités pénales individuelles et identifier d'éventuelles ramifications plus vastes au sein du réseau de distribution local.
Une stratégie de sécurisation à l'échelle nationale
Cette opération au PK3 s'inscrit dans un contexte de renforcement des contrôles sécuritaires à Cotonou. Le 21 août, la Police républicaine avait dressé un bilan opérationnel impressionnant, faisant état de 180 336 contrôles d'identité et du démantèlement de 806 ghettos sur une période récente. Ces actions ont permis de retirer du circuit 1,37 tonne de cannabis et plus de 4 tonnes de produits pharmaceutiques contrefaits. Cette dynamique répressive, illustrée également par une intervention similaire le 12 août dernier à Missèkplé, témoigne de la volonté des autorités de sécuriser les espaces publics et commerciaux face à la prolifération des stupéfiants.