Le tournage du film « Au-delà des mirages » s'est achevé le 3 septembre 2026 au Port autonome de Dakar, marquant une étape symbolique dans la stratégie de communication institutionnelle de la Police nationale. Ce projet cinématographique, soutenu par le programme POC 2, vise à sensibiliser les jeunes aux dangers des parcours migratoires irréguliers tout en valorisant le rôle des forces de sécurité dans la lutte contre la traite des êtres humains.
Une stratégie de sensibilisation par l'image
Le film se veut un outil pédagogique destiné à éclairer la jeunesse sur les réalités et les risques liés à l'immigration clandestine. En s'appuyant sur le levier culturel, la Police nationale cherche à diversifier ses méthodes de prévention. Cette initiative s'inscrit dans une volonté de renforcer la proximité entre les forces de l'ordre, les acteurs culturels et les populations, en délaissant les approches purement répressives pour privilégier une sensibilisation par le récit.
L'alignement des priorités gouvernementales
Cette production s'inscrit dans une dynamique politique plus large portée par le président Bassirou Diomaye Faye, qui multiplie les alertes sur les périls de l'immigration irrégulière. Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, souligne l'importance d'articuler cette lutte avec la création de perspectives d'avenir concrètes pour les jeunes. La présence de la ministre des Industries culturelles et créatives, Coumba Diop, lors de la clôture du tournage, témoigne de l'intérêt croissant des autorités pour l'usage des arts dans la conduite des politiques publiques.
Renforcement des capacités et coopération internationale
Au-delà de la dimension artistique, le projet s'inscrit dans un cadre de professionnalisation des forces de sécurité. En mai 2026, une formation axée sur les droits humains a été organisée à l'École nationale de Police, avec l'appui de l'Union européenne et de CIVIPOL. Cette démarche illustre une volonté de concilier les impératifs de sécurité avec le respect des droits fondamentaux, un enjeu majeur pour les institutions sénégalaises dans la gestion des flux migratoires et la protection des citoyens.