Face à l'affluence massive attendue pour la célébration du Gamou, la Police nationale a déployé un dispositif de sécurisation d'envergure à Tivaouane et dans ses environs. Cette stratégie, qui combine présence humaine renforcée et outils technologiques de pointe, vise à garantir l'ordre public tout en anticipant les risques liés aux grands rassemblements.
Un maillage sécuritaire intensif
Le dispositif opérationnel mobilise 3 644 fonctionnaires de police, appuyés par 168 véhicules et 49 motos, couvrant Tivaouane ainsi que la commune de Thiès. Pour assurer une réactivité optimale, les autorités ont installé six postes de police avancés et deux postes médicaux dans des secteurs stratégiques. Parallèlement, des opérations de désencombrement et une gestion rigoureuse des flux de circulation, incluant la mise en fourrière de 22 véhicules et l'immobilisation de 24 motos, ont été menées pour fluidifier les déplacements des fidèles et des commerçants.
L'intégration des nouvelles technologies
La surveillance de la cité religieuse franchit une étape technologique avec l'utilisation de drones, d'un système anti-drone et de 21 bodycams portées par les agents sur le terrain. Ce dispositif est complété par dix caméras fixes et des moyens de transmission modernisés, permettant une coordination en temps réel. Ces outils visent à renforcer la vigilance dans les zones sensibles et à sécuriser les espaces réservés aux piétons, illustrant une volonté de modernisation des méthodes de maintien de l'ordre lors des événements de grande ampleur.
Bilan des opérations préventives
En amont de l'événement, les forces de l'ordre ont procédé à 167 interpellations pour divers motifs, allant de la vérification d'identité (128 cas) à des infractions liées à la détention de stupéfiants, à l'ivresse publique ou à des atteintes à la sécurité routière. Par ailleurs, la commissaire centrale de Tivaouane, Safiétou Mbaye, a confirmé l'arrestation d'un suspect le 22 août dernier dans le cadre d'une enquête judiciaire concernant le décès d'une jeune femme de 24 ans. Ces actions témoignent d'une volonté des autorités de maintenir un climat de sécurité publique strict avant le pic de fréquentation du Gamou.