La police ghanéenne durcit le ton contre les vitres teintées pour renforcer la sécurité routière et publique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 15 lectures
La police ghanéenne durcit le ton contre les vitres teintées pour renforcer la sécurité routière et publique

Face à la multiplication des véhicules aux vitres opaques, la police ghanéenne rappelle les impératifs légaux en matière de visibilité. Cette mesure vise autant à garantir la sécurité des usagers de la route qu'à prévenir l'utilisation de véhicules comme outils de dissimulation pour des activités criminelles.

Des normes strictes de transmission lumineuse

Le département de la circulation et des transports de la police ghanéenne insiste sur le principe fondamental du « voir et être vu ». La réglementation en vigueur impose que les vitres des véhicules circulant sur la voie publique permettent une transmission lumineuse d'au moins 70 %. Cette norme technique est conçue pour assurer une visibilité réciproque entre les occupants du véhicule et les autres usagers de la route, garantissant ainsi une meilleure perception de l'environnement immédiat.

Interdiction formelle sur les pare-brise avant

La législation est particulièrement rigoureuse concernant les pare-brise avant. Selon les autorités, aucune teinte n'est autorisée sur ces surfaces, car toute obstruction réduit la capacité du conducteur à anticiper les flux de circulation et à garder le contrôle total de son véhicule. Le maintien d'une transparence totale sur l'avant du véhicule est considéré comme une condition sine qua non pour la sécurité routière, permettant une observation claire des véhicules approchants ou distants.

Un enjeu de sécurité publique et de lutte contre le crime

Au-delà de la simple prévention des accidents, la police souligne que l'opacité excessive des vitres constitue un risque sécuritaire majeur. En empêchant les forces de l'ordre et les citoyens de distinguer ce qui se passe à l'intérieur d'un véhicule, cette pratique facilite la dissimulation d'activités illicites. Les autorités rappellent que des organisations criminelles, y compris des groupes terroristes dans d'autres régions du continent, ont déjà exploité ces dispositifs pour mener des opérations clandestines en milieu urbain.

Des exemptions limitées aux services critiques

L'administration précise que les dérogations à ces règles sont strictement encadrées. Seuls les véhicules officiels utilisés par la présidence, les agences de sécurité désignées, les services d'urgence médicale et les unités de transport de fonds sont autorisés à déroger à ces normes. Les véhicules appartenant aux ministères, aux départements, aux agences gouvernementales ou aux autorités locales ne bénéficient d'aucun privilège particulier. La police appelle désormais les propriétaires de véhicules en infraction, notamment ceux ayant teinté leur pare-brise, à se mettre en conformité sans délai.

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