Les services de police du Ghana ont neutralisé une cellule criminelle organisée qui ciblait systématiquement les clients des banques à Accra. L'enquête, qui fait suite à une intervention musclée à Labone, a permis d'établir un lien direct entre ce groupe et plusieurs agressions violentes survenues ces derniers mois à Tema et Achimota.
Une surveillance policière de longue haleine
Depuis avril 2026, les forces de l'ordre surveillaient les activités de ce syndicat criminel, dont le mode opératoire consistait à repérer les clients effectuant des retraits importants dans les établissements bancaires. Une fois leur cible identifiée, les malfaiteurs suivaient les victimes pour les dépouiller, utilisant des méthodes allant de l'effraction de véhicules à l'aide de passe-partout jusqu'à l'agression armée.
Le démantèlement lors d'une opération à Labone
Le 13 août, l'opération de surveillance a atteint son point critique lorsque les suspects ont été repérés près de plusieurs agences bancaires à Labone et Cantonments. À bord d'un Hyundai Tucson et d'un Toyota Highlander, le groupe a été intercepté par les autorités. L'intervention s'est soldée par la mort de deux suspects, la fuite d'un troisième et l'arrestation d'Augustine Okechuku Maazi, âgé de 49 ans, désormais placé en détention provisoire.
Des méthodes de dissimulation sophistiquées
La fouille du véhicule Toyota Highlander a révélé l'ampleur de l'organisation criminelle. Les enquêteurs ont découvert un pistolet Blow F90 ainsi que treize plaques d'immatriculation différentes. Il a été établi que le réseau importait des véhicules depuis le Nigeria, remplaçant systématiquement les plaques d'origine par des immatriculations ghanéennes pour brouiller les pistes lors de leurs déplacements. Les autorités poursuivent activement leurs investigations pour appréhender les membres du groupe encore en fuite.
Un historique d'agressions confirmées
Les éléments recueillis par la police confirment l'implication de cette cellule dans au moins deux agressions majeures. Le 17 mai, une victime avait été délestée de 50 000 GH¢ à Tema, peu après son passage en banque. Le 11 juin, un autre client avait été braqué sous la menace d'une arme à feu dans le secteur d'Achimota. Ces faits illustrent la persistance de cette menace sur la sécurité des transactions bancaires dans la capitale ghanéenne.