Les autorités ghanéennes ont procédé à l'arrestation de deux individus suspectés d'être impliqués dans l'enlèvement et le meurtre du gardien de but sénégalais Cheikh Toure, survenu en octobre 2025 à Kumasi. Cette affaire met en lumière les méthodes d'un réseau criminel utilisant de fausses opportunités de carrière sportive pour attirer des victimes étrangères sur le territoire.
Le mode opératoire d'un réseau criminel
L'enquête menée par la police ghanéenne révèle que le groupe criminel, composé de quatre membres, utilisait des plateformes en ligne pour se faire passer pour des agents de recrutement sportif. Sous couvert de propositions professionnelles, ils attiraient des footballeurs au Ghana dans le but de les escroquer. Cheikh Toure a été la cible de ce stratagème, qui a tragiquement basculé dans l'enlèvement et l'homicide.
Les circonstances du décès à Kumasi
Le 16 octobre 2025, le gardien de but avait été transporté à l'hôpital Manhyia de Kumasi par des individus se présentant comme ses frères. Ces derniers avaient alors affirmé que le sportif souffrait de blessures abdominales consécutives à un accident. À son arrivée, le décès de M. Toure a été constaté par le personnel médical, tandis que les suspects prenaient la fuite après avoir déposé le corps dans une morgue locale.
L'enquête et la traque des complices
Grâce à une opération de renseignement, les forces de l'ordre ont interpellé Salifu Walid, un ressortissant nigérien de 32 ans, et Aziz Wadrago Mane, un ressortissant burkinabé de 24 ans, le 20 septembre 2026 à Banpanase, dans la région d'Ashanti. Lors de leur interrogatoire, les deux hommes ont reconnu leur participation active au sein du groupe criminel. La police ghanéenne poursuit désormais ses efforts pour localiser deux autres membres du réseau, identifiés comme Noukoubri Arzouma Sylviain et un individu nommé Barry, actuellement en fuite. Les deux suspects déjà appréhendés demeurent en garde à vue dans l'attente de leur comparution devant la justice.