La police d'Enugu ouvre une enquête après des violences liées à des activités politiques

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 20 lectures
La police d'Enugu ouvre une enquête après des violences liées à des activités politiques

Le commandement de la police de l'État d'Enugu a lancé des investigations suite à une fusillade survenue devant le siège du Nigeria Democratic Congress (NDC) et à des troubles à l'aéroport international Akanu Ibiam. Ces incidents, survenus le 10 octobre 2026, soulèvent des préoccupations majeures quant à la sécurité des activités politiques dans la région.

Une fusillade au siège du NDC

Le samedi 10 octobre, aux alentours de 14h30, des individus armés non identifiés ont ouvert le feu devant les locaux du NDC à Enugu. L'attaque a causé des dégâts matériels sur cinq véhicules stationnés à proximité et a fait un blessé. La victime, un mécanicien qui travaillait sur un véhicule au moment des faits, a été prise en charge par les forces de l'ordre et se trouve actuellement dans un état stable. Le commissaire de police, Mamman Bitrus Giwa, a immédiatement saisi le Département des enquêtes criminelles (CID) pour identifier et interpeller les auteurs de ces tirs.

Tensions à l'aéroport international d'Enugu

Parallèlement à l'incident du siège du parti, des forces conjointes de la police et de l'armée ont dû intervenir à l'entrée de l'aéroport international Akanu Ibiam. Des partisans du NDC, venus accueillir leur candidat au poste de gouverneur, se sont heurtés aux autorités aéroportuaires qui limitaient l'accès au site en raison de l'importance du rassemblement. Ce différend a dégénéré en affrontements, nécessitant l'intervention des forces de sécurité pour rétablir l'ordre public et garantir la fluidité des accès aéroportuaires.

Appel à la responsabilité des acteurs politiques

Face à cette montée des tensions, le porte-parole de la police d'Enugu, Daniel Ndukwe, a relayé un appel ferme du commissaire à l'adresse des formations politiques. Les autorités insistent sur la nécessité de respecter les accords de paix en vigueur et de se conformer strictement au cadre légal lors des manifestations publiques. La police rappelle aux partis l'obligation de notifier les autorités de leurs activités programmées, une mesure indispensable pour permettre le déploiement de dispositifs de sécurité adéquats et prévenir tout débordement. Le commandement réaffirme par ailleurs sa volonté de maintenir une neutralité totale pour garantir l'équité entre tous les acteurs engagés dans le processus politique.

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