La police d'Enugu ouvre une enquête après des violences armées lors d'un rassemblement politique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 15 lectures
La police d'Enugu ouvre une enquête après des violences armées lors d'un rassemblement politique

Le commissaire de police de l'État d'Enugu, Bitrus Giwa, a officiellement ordonné l'ouverture d'une enquête après des tirs sporadiques ayant visé le siège du Nigeria Democratic Congress (NDC). Ces violences, survenues samedi dernier, marquent une dégradation préoccupante du climat sécuritaire à l'approche des échéances électorales.

Une attaque armée contre le siège du NDC

Les faits se sont déroulés aux alentours de 14h30, alors que le parti tenait le lancement de sa campagne pour le poste de gouverneur. Selon les autorités policières, des individus non identifiés ont ouvert le feu, causant des dégâts matériels significatifs : cinq véhicules stationnés aux abords du siège ont vu leurs pare-brise brisés. Un civil, qui effectuait des réparations sur un véhicule à proximité, a été blessé par balle. Il a été pris en charge par les services de secours et son état est désormais jugé stable.

Tensions à l'aéroport international Akanu Ibiam

Parallèlement à l'attaque du siège, des troubles ont éclaté plus tôt dans la journée, vers 11h30, à l'aéroport international Akanu Ibiam. Des partisans du NDC s'étaient rassemblés pour accueillir leur candidat à l'élection de 2027, Chinyeaka Ohaa. Selon la version officielle, les autorités aéroportuaires auraient restreint l'accès au site en raison du nombre important de militants. Une altercation interne au sein du groupe de partisans aurait alors dégénéré, nécessitant l'intervention conjointe des forces de police et de l'armée pour disperser la foule.

Appel à la responsabilité des acteurs politiques

Face à ces événements, le commissaire de police a chargé le Département des enquêtes criminelles de l'État d'identifier et d'appréhender les auteurs des tirs. Les autorités rappellent aux formations politiques l'impératif de respecter les accords de paix en vigueur et de se conformer strictement à la législation lors de leurs activités publiques. La police insiste particulièrement sur la nécessité pour les partis de notifier préalablement les forces de l'ordre de leurs programmes, afin de garantir un dispositif de sécurité adéquat et d'assurer une équité de traitement entre tous les acteurs politiques de la région.

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