Le commandement de la police de l'État d'Ebonyi, au Nigeria, a formellement démenti les informations circulant sur les réseaux sociaux faisant état de l'apparition d'un nouveau groupe terroriste et d'enlèvements de masse dans la zone de gouvernement local d'Izzi. Les autorités appellent à la vigilance face à la propagation de rumeurs infondées qui visent à instaurer un climat de peur au sein de la population.
Une tentative d'extorsion démasquée
L'alerte initiale avait été déclenchée par un citoyen, Okemini Ogbonna, signalant la disparition de trois de ses frères après un match de football. Peu après, il a reçu des messages d'un groupe se faisant appeler « Bloody Vampires », exigeant une rançon de cinq millions de dollars sous peine d'exécution. L'enquête policière a rapidement permis d'établir que ces menaces émanaient d'un réseau d'escrocs, localisant les auteurs présumés à proximité du centre correctionnel de l'État d'Ogun, loin de la zone d'Izzi.
La désinformation comme outil de panique
La police a qualifié les allégations de « grossière exagération » et de « mensonges ». Selon le porte-parole de la police, le SP Joshua Ukandu, l'idée qu'une centaine de personnes seraient retenues captives est totalement dénuée de fondement factuel. Les autorités soulignent que ces récits alarmistes, souvent basés sur des témoignages non vérifiés ou des conversations téléphoniques isolées, ne reflètent aucune réalité sécuritaire sur le terrain.
Poursuite des investigations
Au cours de leurs investigations, les forces de l'ordre ont identifié une autre victime ciblée par le même mode opératoire. Cette personne, ayant compris qu'elle était la cible d'une tentative d'extorsion, a menacé de saisir les autorités, ce qui a conduit à la découverte d'un complice local dissimulé dans un village voisin. Le commandement de la police, sous la direction du commissaire Hope Okafor, maintient ses efforts pour démanteler ce réseau criminel et traduire les responsables en justice, tout en réitérant son engagement à garantir la sécurité des citoyens dans tout l'État.