La police de Lagos démantèle une unité de production illicite de cannabis en zone résidentielle

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 5 lectures
La police de Lagos démantèle une unité de production illicite de cannabis en zone résidentielle

Les autorités policières de l'État de Lagos ont mis au jour une installation clandestine de culture et de transformation de cannabis située dans une propriété résidentielle du quartier d'Apapa. Cette opération, menée le 2 novembre, a conduit à l'interpellation de deux suspects, un ressortissant polonais et un citoyen nigérian, actuellement en garde à vue.

Une opération policière ciblée à Apapa

L'intervention des forces de l'ordre fait suite à une opération de renseignement précise ayant permis de localiser le site. Lors de la perquisition, les agents ont saisi divers équipements sophistiqués destinés à la culture, à la récolte et au traitement du cannabis. Si le commissaire de police de Lagos, Tijani Fatai, a salué le travail de ses équipes, les autorités n'ont pas encore communiqué sur l'ampleur exacte de la production, le volume de substances saisies ou la durée d'activité de cette installation.

Des infrastructures illicites en milieu urbain

La découverte de ce site à Apapa s'inscrit dans une tendance préoccupante de transformation de logements privés en centres de production de stupéfiants. Les autorités nigérianes, notamment l'Agence nationale de lutte contre la drogue (NDLEA), ont multiplié les interventions similaires ces dernières années. En octobre 2025, un laboratoire de production de « Colorado », une forme de cannabis synthétique, avait déjà été démantelé dans le secteur d'Ajao Estate, à Isolo, aboutissant à la saisie de plus de 16 kilogrammes de produits finis.

Les zones d'ombre de l'enquête

À ce stade, les investigations se poursuivent pour déterminer les ramifications de ce réseau. La police cherche notamment à identifier les propriétaires réels de la structure, les mécanismes de financement de cette activité illégale et l'existence éventuelle de complices. Les deux suspects, Thomas Razvickas et James Chisome, collaborent actuellement avec les enquêteurs. Cet événement relance le débat sur la surveillance des zones résidentielles et la nécessité d'une vigilance accrue des citoyens face à des activités suspectes au sein de leur voisinage.

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