La police de l'État de Kaduna a justifié l'intervention des forces de l'ordre pour disperser un rassemblement de partisans du parti African Democratic Congress (ADC). Les autorités affirment que cette opération visait exclusivement à rétablir l'ordre public et à garantir la libre circulation après des débordements constatés dans la métropole.
Une tentative d'accès non autorisée au Murtala Square
L'incident a débuté mercredi lorsque les services de sécurité du Murtala Square ont alerté la police face à un groupe tentant de pénétrer de force dans l'enceinte. Selon le porte-parole de la police, le DSP Mansir Hassan, les forces de l'ordre ont été déployées pour sécuriser le site. Sur place, les agents ont rappelé aux manifestants que tout événement public nécessite une autorisation préalable auprès de la direction du site, conformément aux procédures administratives en vigueur.
Blocage des axes routiers et troubles à l'ordre public
Après avoir quitté les abords du Murtala Square, le cortège s'est déplacé vers des zones commerciales stratégiques, notamment le carrefour NEPA sur Ahmadu Bello Way. La police rapporte que le blocage de ces axes majeurs a provoqué une congestion routière sévère, paralysant le trafic et générant des tensions entre les manifestants, les automobilistes et les usagers de la route. Face à cette situation, les forces de sécurité sont intervenues pour disperser la foule, utilisant notamment du gaz lacrymogène, une mesure qualifiée par la police de proportionnée pour prévenir une escalade des violences.
Le cadre légal des libertés publiques
La direction de la police de Kaduna a tenu à réaffirmer son respect pour les droits constitutionnels, incluant la liberté d'expression et de réunion. Toutefois, elle souligne que ces droits ne sont pas absolus et doivent s'exercer dans le respect de la loi. Les autorités insistent sur le fait que l'intervention n'était pas dirigée contre une formation politique spécifique, mais répondait à une nécessité de sécurité publique. La police appelle désormais les citoyens à privilégier les canaux d'information officiels pour éviter la propagation de récits erronés concernant cet événement.