Les autorités policières de l'État de Cross River ont procédé à l'arrestation d'un individu de 27 ans, suspecté d'avoir pris part à une attaque contre le convoi de Peter Obi, candidat à la présidentielle pour le Nigeria Democratic Congress (NDC). Cet incident, survenu en plein cœur de Calabar, soulève des préoccupations quant à la sécurisation des activités politiques dans un contexte pré-électoral.
Déroulement de l'incident au rond-point de Watt Market
L'agression s'est produite mercredi aux alentours de 14h20, alors que le cortège de Peter Obi regagnait le Metropolitan Hotel après une visite protocolaire au palais de l'Obong de Calabar. Selon les rapports officiels, un groupe d'individus armés de machettes et de bâtons a surgi des axes de Calabar Road et de Clerks Alley pour s'en prendre aux véhicules, provoquant notamment le bris de plusieurs pare-brise. L'intervention rapide des forces de l'ordre, appuyée par l'usage de gaz lacrymogènes, a permis de disperser les assaillants et d'appréhender Victor Edet Yellow Duke.
Une enquête judiciaire en cours
Le suspect a été transféré au siège de la police d'État, où il est pris en charge par l'unité de lutte contre les crimes violents (VCRU). Le commissaire de police, Ajo Geoffrey Ordue, a ordonné l'ouverture d'une enquête approfondie afin d'identifier les autres participants à cette attaque et de clarifier les circonstances exactes de l'événement. La police a tenu à rappeler que cette interpellation ne préjuge en rien de la culpabilité du suspect, qui bénéficie de la présomption d'innocence jusqu'à l'aboutissement des procédures judiciaires.
Garantir la sérénité du processus électoral
Face à cet événement, le commandement de la police de Cross River a réitéré son engagement à assurer une protection équitable à l'ensemble des partis politiques et de leurs candidats, indépendamment de leur affiliation. Les autorités appellent les citoyens et les acteurs politiques au calme, tout en les invitant à éviter la propagation d'informations non vérifiées. Des mesures de sécurité renforcées ont été maintenues dans la zone pour prévenir toute escalade ou représailles, dans le but de préserver un environnement propice à la participation démocratique.