La police du village de Bityi, dans l'Eastern Cape sud-africain, poursuit un homme suspecté d'avoir kidnappé et agressé une femme de 35 ans. L'affaire a pris une ampleur nationale après la diffusion d'une vidéo montrant la victime ligotée et maltraitée, ce qui a relancé le débat sur les violences basées sur le genre.
Une vidéo choc qui alimente l’enquête
Un enregistrement circulant sur les réseaux sociaux montre la victime, attachée à un arbre, subissant des coups de la part du suspect. Selon la porte-parole de la police, Nobuntu Gantana, la vidéo fait partie des preuves recueillies et a été intégrée à l’enquête officielle. Les autorités ont appelé le public à ne pas partager davantage le contenu, afin d'éviter une revictimisation secondaire de la femme.
Le suspect, déjà connu des services, reste en fuite
Le principal suspect est déjà répertorié dans les fichiers de la South African Police Service (SAPS) et aurait des antécédents. Aucun arrêt n’a encore été effectué ; il demeure en cavale depuis le 21 septembre 2026, date à laquelle le dossier de « kidnapping et agression avec intention de causer des blessures graves » a été ouvert. Les équipes de Bityi intensifient leurs recherches, mobilisant des moyens de terrain et des ressources d’enquête.
GBV : une priorité pour les autorités de l’Eastern Cape
Le cas s’inscrit dans le cadre plus large de la lutte contre les violences basées sur le genre (GBV) et les féminicides, que les responsables provinciaux qualifient de crimes prioritaires. Le gouvernement provincial a récemment renforcé les programmes de prévention et de soutien aux victimes, tout en appelant à une plus grande coopération entre les forces de l’ordre, les organisations de la société civile et les communautés locales.
Appel à la responsabilité citoyenne
Outre les investigations, la police a lancé un appel à la population pour signaler toute information susceptible d’aider à localiser le suspect. Elle rappelle que la diffusion de contenus violents ne fait qu’alimenter la souffrance des victimes et entraver les procédures judiciaires. Le message souligne l’importance d’une mobilisation collective pour protéger les femmes et garantir la sécurité publique.