Les forces de sécurité béninoises ont mené une opération d'envergure le 27 août 2026 à Atta, dans la commune de Savè, aboutissant au démantèlement d'une plantation de chanvre indien s'étendant sur plus d'un hectare. Cette intervention, coordonnée par le commissariat frontalier d'Oké-Owo, met en lumière la persistance des circuits de production illicite de stupéfiants dans les zones agricoles du pays.
Une exploitation agricole clandestine démantelée
L'opération, déclenchée aux premières heures de la matinée sur la base de renseignements précis, a permis aux agents sous la direction du commissaire Joseph Chabi Wetti de découvrir une structure organisée. Outre les 15 kg de chanvre déjà récoltés et conditionnés, les autorités ont identifié environ 200 kg de plants sur pied. L'ampleur du site, qui mobilisait plusieurs ouvriers pour son entretien, témoigne d'une activité structurée visant la production à grande échelle.
Interpellations et recherches en cours
Lors de la descente, un individu présent sur les lieux a été appréhendé et placé en garde à vue. Lors des premières auditions, ce dernier a nié être le propriétaire de l'exploitation, désignant son oncle comme le responsable principal. Ce dernier, absent au moment de l'intervention policière, est actuellement activement recherché par les forces de l'ordre. L'enquête ouverte devra désormais clarifier les rôles de chacun et identifier les réseaux de distribution alimentés par cette production.
Le cadre légal face au trafic de stupéfiants
Cette saisie s'inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre les stupéfiants menée par les autorités béninoises, avec des opérations similaires enregistrées récemment à Ouidah, Djougou et Cotonou. Le cadre juridique est strict : selon l'article 960 de la loi n°2018-16, la culture de cannabis est une infraction pénale passible d'une peine d'emprisonnement allant de cinq à dix ans. La multiplication de ces interventions souligne la volonté des services de sécurité de démanteler les circuits de production locaux, tout en soulevant des questions sur la sécurisation des zones rurales face aux activités illicites.