La lutte contre le commerce illicite de produits pharmaceutiques au Bénin franchit une nouvelle étape avec l'opération menée le 24 septembre 2026 à Parakou. La saisie de plus de 183 kilogrammes de médicaments contrefaits et l'interpellation de trois individus soulignent la persistance des réseaux de distribution parallèles dans le nord du pays.
Une opération ciblée à Banikani
L'intervention des forces de l'ordre du commissariat du 2e arrondissement a été déclenchée suite à un renseignement précis concernant le transit d'une cargaison illicite. Après avoir suivi le convoi depuis le quartier Titirou, les enquêteurs ont investi un domicile situé à Banikani. Sur place, les constatations ont révélé l'utilisation d'une chambre dédiée au stockage et à la transaction clandestine de ces produits. Les trois personnes interpellées, incluant la propriétaire présumée des lieux et le transporteur, sont actuellement en garde à vue, bénéficiant de la présomption d'innocence en attendant que leur rôle exact dans ce circuit soit clarifié.
Une recrudescence des saisies dans le septentrion
Cette action policière s'inscrit dans un contexte de vigilance accrue des autorités face à la prolifération des médicaments de contrebande. Le volume saisi cette semaine à Parakou est significativement supérieur à celui récupéré par le même commissariat en mai 2025, où 78 kilogrammes avaient été confisqués au marché Arzèkè. Plus récemment, en juillet 2026, une opération similaire à Péhunco, dans le département de l'Atacora, avait permis de mettre la main sur 296 kilogrammes de produits prohibés, illustrant l'ampleur du défi logistique que représentent ces réseaux pour les forces de sécurité.
Vers un approfondissement des investigations
La procédure judiciaire suit son cours avec le transfert attendu du dossier vers la Brigade économique et financière. Les enquêteurs cherchent désormais à remonter la chaîne d'approvisionnement pour déterminer si cette saisie est isolée ou si elle émane d'un réseau de distribution plus vaste. Parallèlement à ces actions dans le nord, la Police républicaine maintient une pression constante sur les points de vente illégaux, comme en témoigne l'interpellation récente de douze personnes à Cotonou pour des faits similaires. Ces opérations successives visent à démanteler durablement les circuits de commercialisation qui échappent aux contrôles sanitaires officiels.