La nutrition paternelle et maternelle avant la conception influence la santé fœtale

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 45 lectures
La nutrition paternelle et maternelle avant la conception influence la santé fœtale

Une étude menée par l'université Fudan met en lumière le rôle déterminant de la vitamine B12 chez les deux parents dans la prévention des malformations congénitales. Ces travaux soulignent que la nutrition préconceptionnelle ne doit plus être considérée comme une responsabilité exclusivement maternelle, ouvrant de nouvelles perspectives sur la santé périnatale.

L'impact du statut nutritionnel des deux parents

Les recherches, publiées dans la revue Annals of Internal Medicine, révèlent une corrélation directe entre les niveaux de vitamine B12 et la réduction des anomalies fœtales. Si le bénéfice est particulièrement marqué chez les mères, où le risque de malformations diminue progressivement avec l'augmentation des taux de cette vitamine, l'étude démontre également une influence paternelle significative. Chez les pères, une hausse initiale des niveaux de B12 est associée à une baisse du risque, qui se stabilise ensuite une fois des seuils modérément élevés atteints.

Une méthodologie basée sur un large échantillon

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont analysé les données de plus de 3 000 couples ayant fourni des échantillons sanguins dans les quatre mois précédant la conception, complétées par le suivi de 17 765 femmes enceintes. Les scientifiques ont mesuré les concentrations de vitamine B12 et de folate (vitamine B9) pour évaluer leur lien avec les naissances, les mortinaissances et les interruptions de grossesse liées à des anomalies fœtales. Les résultats indiquent que la prévalence des malformations chute drastiquement, passant de 49,6 à 16,2 cas pour 1 000 grossesses entre les mères présentant les taux les plus faibles et les plus élevés de B12.

Au-delà de la naissance : des bénéfices cognitifs

L'importance d'un statut nutritionnel adéquat dépasse la période de la gestation. En plus de limiter les risques de malformations, des travaux complémentaires publiés en 2026 confirment qu'un taux suffisant de vitamine B12 chez la mère est systématiquement lié à de meilleures performances cognitives, mémorielles et linguistiques chez l'enfant. Ces données renforcent l'idée que la supplémentation et l'équilibre alimentaire avant et pendant la grossesse constituent un levier de santé publique majeur pour le développement à long terme des enfants.

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