La National Drug Law Enforcement Agency (NDLEA) du Nigeria a récemment finalisé un programme de formation spécialisé pour onze membres de son unité cynophile. Cette initiative, menée en partenariat avec la police criminelle fédérale allemande (BKA), vise à optimiser la détection des stupéfiants dissimulés aux frontières et dans les infrastructures logistiques stratégiques du pays.
Un transfert de compétences techniques
Le programme de perfectionnement a été dirigé par deux experts allemands, Andreas Roscher et Jacqueline Shüler. La formation a combiné des sessions théoriques et des exercices pratiques intensifs réalisés sur des sites névralgiques, notamment l'aéroport international Murtala Muhammed, le terminal portuaire APM Terminals Apapa et les zones d'exportation de la NAHCO. Les agents ont approfondi leurs compétences en détection de substances, en mémorisation olfactive, en techniques de recherche complexes ainsi qu'en protocoles de sécurité lors d'interventions en zones à haut risque.
Renforcement du dispositif de contrôle aux frontières
Outre les membres de l'unité cynophile, cinq officiers supplémentaires ont pris part à ce cycle de formation, témoignant de la volonté de l'agence d'élargir ses effectifs spécialisés. Le président de la NDLEA, Buba Marwa, a souligné que les équipes cynophiles constituent un levier opérationnel majeur dans la stratégie d'interdiction de l'agence. Depuis leur déploiement, ces unités ont permis la saisie de plus de 17,9 tonnes de substances illicites, confirmant l'efficacité de cette méthode de contrôle.
Défis logistiques et perspectives opérationnelles
Malgré ces avancées, la direction de la NDLEA reconnaît l'existence de lacunes persistantes en matière de ressources humaines et d'infrastructures. Buba Marwa a insisté sur la nécessité d'accroître le nombre de chiens de service et d'améliorer les capacités d'accueil pour couvrir plus efficacement l'ensemble des aéroports, ports maritimes et frontières terrestres du Nigeria. Face à la multiplication des saisies record, notamment celle de plus de 3,9 millions de comprimés de tramadol et de tapentadol en août dernier, l'agence envisage désormais de pérenniser cette collaboration internationale en instaurant un cycle de formation annuelle pour ses équipes.