La direction de la National Lottery Authority (NLA) au Ghana a officiellement demandé à son syndicat local de mettre fin à la grève entamée le 24 août 2026. Ce mouvement social, qui paralyse une partie des activités de l'institution, fait suite à un désaccord persistant sur la revalorisation salariale des employés.
Un litige fiscal à l'origine des tensions
Le conflit trouve sa source dans une régularisation fiscale imposée par la Ghana Revenue Authority (GRA). Cette dernière a identifié un arriéré d'impôts sur le revenu non perçus sur les salaires des employés entre 2016 et 2022. Pour éviter une charge financière directe aux salariés, la direction de la NLA a conclu un accord avec le fisc pour régler elle-même ces arriérés, s'élevant à plus de cinq millions de cédis ghanéens. Toutefois, la mise en conformité des prélèvements fiscaux sur les salaires actuels a entraîné une baisse du revenu net des employés, poussant le syndicat à exiger une augmentation de 17 % pour compenser cette perte.
Le bras de fer sur les marges de manœuvre budgétaires
Face à ces revendications, la direction de la NLA a maintenu une offre de revalorisation de 12 %. Ce chiffre, bien que supérieur à la recommandation initiale de 10 % envisagée par le conseil d'administration, reste en deçà des attentes syndicales. La direction justifie cette position par les contraintes budgétaires strictes auxquelles l'institution est soumise, notamment après avoir absorbé la dette fiscale historique. De son côté, le syndicat a rejeté cette proposition, jugeant l'augmentation insuffisante au regard de l'érosion du pouvoir d'achat des travailleurs.
L'arbitrage comme issue de secours
Le dossier est désormais entre les mains de la Commission nationale du travail (NLC), saisie par le syndicat après le constat d'une impasse dans les discussions. La direction de la NLA a rappelé qu'elle avait sollicité, dès février 2026, l'avis de la Fair Wages and Salaries Commission (FWSC). Cette dernière avait préconisé une hausse limitée à 8 %, un taux inférieur à l'offre actuelle de la direction. Alors que les procédures d'arbitrage se poursuivent, la direction de la NLA assure ses partenaires et les opérateurs de loterie de sa volonté de maintenir la continuité du service public tout en cherchant une résolution pacifique du conflit.